La suppression du numerus clausus en France pourrait libérer des places dans nos auditoires

Un examen d'entrée en médecine côté francophone: comment en est-on arrivé là?
Un examen d'entrée en médecine côté francophone: comment en est-on arrivé là? - © AURORE BELOT - BELGA

Les étudiants français vont-ils déserter les auditoires de médecines, de kinésithérapie ou encore de dentisterie? Depuis plusieurs années ils sont nombreux à venir étudier chez nous dans le domaine médical. En cause l'examen d'entrée en France très exigeant.

Mais voilà, le gouvernement français vient de décider de supprimer ce numerus clausus...

Ce numerus clausus après la première année laissait cinq candidats sur six sur le carreau. Des étudiants refoulés se sont tournés vers la Belgique francophone... jusqu'à occuper les trois quarts d'un auditoire il y a douze ans.

Julien Nicaise est administrateur à l'Ares, la structure qui fédère les établissements d'enseignement supérieur. Pour lui, la suppression en 2020 du numerus clausus en France aura des répercussions en Communauté française (ou fédération Wallonie-Bruxelles): "On peut supposer qu'il y aura moins de Français qui vont franchir la frontière pour venir faire leurs études chez nous"

Des filtres ont été successivement posés depuis douze ans. Un système de quotas privilégie les résidents belges, au minimum 70% des étudiants.

Les étudiants français en médecine et dentisterie sont progressivement moins nombreux. Les Français seraient actuellement 10% aujourd'hui... sur les 1334 étudiants admis en première année de médecine et dentisterie à l'issue d'un examen d'entrée obligatoire depuis l'année dernière.

Archive : JT 21/08/2015

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