La suédoise veut prolonger la vie des centrales nucléaires Doel 1 et 2

Les négociateurs décident de prolonger la vie des centrales nucléaires Doel 1 et 2
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Les négociateurs décident de prolonger la vie des centrales nucléaires Doel 1 et 2 - © Tous droits réservés

Les négociateurs qui planchent sur la formation du nouveau gouvernement fédéral ont engrangé mardi des accords. Ils veulent prolonger l'activité de Doel 1 et 2, sous certaines conditions. Les Verts jugent cette décision "inacceptable".

Les centrales nucléaires de Doel 1 et Doel 2 seront prolongées de dix ans alors qu'elles étaient censées fermer en 2015.

Une procédure a été prévue pour modifier la loi le plus rapidement possible, en tout cas avant la fin de l'année. Au-delà, les négociateurs insistent sur la nécessité d'assurer l'approvisionnement du pays de façon structurelle.

Il faudra voir quel sort réserver aux centrales d'ici la fermeture complète en 2025. Cette échéance de fermeture des centrales est en effet confirmée.

Prolonger Doel 1 et 2: une courbette devant Electrabel, selon Groen

Les négociateurs courbent l'échine face à Electrabel en choisissant de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires de Doel 1 et 2, selon les Verts.

"C'est une courbette devant Electrabel. Il n'y a qu'un gagnant dans ce scénario et ce ne sont ni les citoyens ni les PME. Le gouvernement N-VA programme des transferts de millions vers Paris", a indiqué le chef de groupe à la Chambre, Kristof Calvo (Ecolo-Groen) mardi soir, à la suite de l'accord que les négociateurs fédéraux auraient conclu autour de la politique énergétique.

Pour M. Calvo, il est "inacceptable" que la Belgique décide de faire fonctionner dix ans encore deux structures datant de 1975, "à un moment où il n'a jamais été aussi clair qu'il y a des problèmes avec les centrales nucléaires". Le dirigeant écologiste craint également que la décision n'ait un impact funeste sur le développement des énergies renouvelables. "C'est une claque à l'encontre de ceux qui veulent investir dans les éoliennes."

Retour à l'avant plan Wathelet

En ce qui concerne les nuisances engendrées par le trafic aérien de et vers l'aéroport de Zaventem, la future coalition a confirmé le moratoire qui engendre un retour à la situation d'avant le plan Wathelet en février.

Selon une source, il faudra également essayer de garantir le respect de l'accord concernant les normes de vent et de plages d'utilisation des pistes. Celui-ci tend à limiter l'impact du trafic aérien sur la périphérie est de l'aéroport. Des solutions structurelles seront également recherchées pour ne plus survoler les zones densément peuplées, limiter l'activité nocturne et améliorer les infrastructures.

En ce qui concerne la lutte contre le radicalisme, il a été décidé de retirer la nationalité aux auteurs de faits qui disposent de la double nationalité. Les partenaires du prochain gouvernement de centre-droit entendent également renforcer le Conseil national de sécurité.

Enfin, la N-VA, le MR, le CD&V et l'Open VLD se sont également entendus pour réformer le système d'aide juridique. D'un côté, il s'agira de cibler l'aide sur les tranches de revenus qui en ont le plus besoin, souligne-t-on. Par ailleurs, un projet d'assurance protection juridique sera développé pour la classe moyenne.

Qui sera Premier?

Après la concrétisation de ces trois accords, les négociations vont prendre une autre tournure dans les prochains jours.

Il n'y aura plus de réunion plénière mais des bilatérales et des réunions entre présidents de partis sur le budget et les grands arbitrages socio-économiques. Même si le rapport du comité de monitoring se fait attendre, les textes budgétaires ont déjà été validés, indique une source proche de la négociation.

Ainsi, pour 2015, une marge de 500 millions d'euros a été prévue et l'effort pointé par le comité de monitoring en raison de la dégradation des perspectives de croissance serait en-deçà de cette marge.

Avec ces avancées, la coalition en gestation peut petit à petit penser à choisir le futur Premier ministre. Le co-formateur Kris Peeters a enjoint la famille libérale à avancer un nom le plus rapidement possible. Selon un proche de la négociation, cet appel visait à exprimer une exacerbation alors que des noms de candidats Open VLD - singulièrement celui de Maggie De Block - revenaient avec insistance.

 

Belga

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