La suédoise renforcera les contrôles routiers et la lutte contre la récidive

"Il prendra des mesures afin de diminuer fortement le nombre de blessés graves et il souscrit à l'objectif européen de réduire le nombre de tués sur nos routes de 50% d'ici 2020, par rapport à 2010", indique le texte.

A cet effet, le gouvernement mettra tout en œuvre pour que la police puisse lutter efficacement contre l'agressivité au volant et la conduite dangereuse, en intensifiant les contrôles, en particulier sur l'abus d'alcool et la consommation de drogues au volant et les excès de vitesse.

L'objectif en la matière est celui des États généraux de la sécurité routière, à savoir soumettre un conducteur sur trois à un contrôle d'alcoolémie, de consommation de drogue et de port de la ceinture et effectuer 40 millions de contrôles de vitesse, ajoute l'accord, sans préciser s'il s'agit de chiffres annuels.

Le contrôle de l'assurance du véhicule, de son immatriculation et de la possession d'un permis de conduire valable, sera également renforcé, selon le texte de l'accord gouvernemental.

Le gouvernement élabore un plan systématique contre la récidive. Dans ce cadre, "il examinera les instruments les plus appropriés tels que par exemple: une intensification de l'identification des infractions graves, un retrait plus rapide du permis de conduire suivi d'un nouvel examen, un permis à point, l'obligation de suivre une formation, une augmentation des amendes...", précisent les quatre partis de la future coalition.

L'IBSR satisfait

L'IBSR avait adressé un mémorandum cet été au monde politique et donc aux partis négociant la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. Il y plaidait entre autres pour le renforcement des contrôles routiers.

L'institut "se réjouit" de retrouver dans l'accord gouvernemental les principaux points de ce mémorandum et les ambitions chiffrées des derniers États généraux de la sécurité routière. Le gouvernement Michel Ier souhaite soumettre un conducteur sur trois à un contrôle d'alcoolémie, de consommation de drogue et de port de la ceinture. La coalition suédoise veut également effectuer 40 millions de contrôles de vitesse, sans préciser cependant s'il s'agit de chiffres annuels.

"Si on parvient à augmenter le risque de contrôle, le Belge adaptera son comportement au volant", commente Benoit Godart. "Il est également important d'améliorer l'analyse des accidents pour en comprendre les causes, comme le stipule l'accord."

L'IBSR est par ailleurs satisfait que l'accord évoque le permis à points, qu'il soutient avec le renforcement des mesures de contrôle et la "simplification approfondie" du Code de la route. "Il est devenu une succession d'articles qui n'ont plus rien à voir les uns avec les autres", confirme le porte-parole de l'IBSR. "Il est également nécessaire que le gouvernement fédéral garde une plate-forme de collaboration avec les Régions. L'IBSR peut tout à fait jouer ce rôle de trait d'union."

Belga

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