La Stib doit rappeler l'interdiction de traverser les voies du métro

A la station de métro et de pré-métro de la gare du Midi à Bruxelles, ce mercredi midi, un voyageur traverse la voie et ne s'en formalise pas: "j'ai bien regardé s'il n'y avait pas de tram et je suis pressé." Ce quinquagénaire ignore qu'il s'expose à un danger (les voies sont électrifiées) et à des amendes. Une pénalité de 250 à 500 Euros, majorée pour un éventuel retard causé dans les transports. Tout voyageur qui tente de récupérer un objet sur la voie est également considéré comme un contrevenant. L'année dernière, la STIB en a identifié 251 grâce à ses agents patrouilleurs et aux caméras de surveillance. Sur un total annuel de 370 millions de voyages, la proportion est faible, mais la société bruxelloise des transports ne tolère en aucun cas ces intrusions.

Une procédure très stricte

Quelle est la procédure à suivre si vous lâchez un portable ou un document quelconque sur les voies du métro? "Prévenez l'agent de sécurité le plus proche ou le dispatching via les bornes dans les stations, suggère vivement Françoise Ledune, chargée de communication à la STIB. Un agent se présentera qui, muni d'une veste fluo, descendra sur les voies. Non sans quelques précautions d'usage: "Je dois allumer un voyant pour indiquer un arrêt aux conducteurs ou de rouler à basse vitesse, " précise Frédéric Spildooren, agent multi-modal à la STIB. "Je coupe le courant et seulement à ces conditions-là, je récupère l'objet." Les audacieux, les imprudents, les effrontés ne sont pas forcément de première jeunesse. La preuve avec ce quinquagénaire et ce duo d'adolescents croisé sur le quai de la station: "nous, si nous laissons tomber un objet sur la voie? Nous appelons la sécurité. Nous ne voulons pas risquer notre vie."

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