La société de Delphine Boël est en faillite virtuelle

Delphine Boël au milieu de ses oeuvres
Delphine Boël au milieu de ses oeuvres - © Belga/YVES BOUCAU

La société de Delphine Boël est en faillite virtuelle. La faillite n'a pas encore été demandée ni prononcée, mais les comptes sont dans le rouge. Delphine souhaite par ailleurs retourner vivre à Londres. Alors, ce manque d'argent est-il en lien avec l'action en justice en reconnaissance de paternité envers le roi Albert II ?

L’économiste flamand Thierry Debels souhaitait enquêter sur les avoirs de la fille naturelle du Roi. Cet essayiste, spécialiste de la famille royale, a alors pu déterminer le nom de sa société, mais également analyser les documents qui y ont trait.

Cette dernière s’appelle "Deljim", explique-t-il.

Fondée par Delphine Boël et par son compagnon en 2004, un an après l’installation du couple en Belgique, Deljim vend des œuvres d’art. Elle appartient à 99% à Delphine Boël, et est pratiquement chargée de vendre ses œuvres. Mais "cette société ne va pas bien du tout", s’exclame Thierry Debels. "C'est une société qui accumulé les pertes pendant des années..."

Deljim se trouve aujourd’hui en situation de faillite virtuelle. Ses comptes 2010 font apparaître 12 000 euros de pertes. En 2011, la société accuse 41 000 euros de pertes, et un montant de 1576 euros, dû à la sécurité sociale.

Thierry Debels se dit surpris par ce qu'il a pu trouver. "Je me basais sur des informations selon lesquelles Delphine vendait des oeuvres à 10 000 euros", dit-il. "Mais les chiffres sont là: une perte en 2010, une perte énorme en 2011...".

Et de conclure: "Son but c'est de revenir en Angleterre, surtout pour ses deux enfants". Avec une société en faillite, et le coût de la vie Outre-Manche, Delphine Boel aurait eu du mal a réaliser ce projet. "Et donc ça peut être une motivation pour cette action en justice...", ajoute enfin Thierry Debels.

"Comptes en banque fermés"

Dans le communiqué de presse transmis jeudi par l'un de ses avocats, Delphine Boël indique, pour sa part, qu'elle est victime de différentes formes de discriminations depuis que le fait qu'elle soit la fille naturelle du roi Albert a été publiquement révélé en 1999. Elle cite notamment des comptes en banques fermés ou des interférences dans son travail.

"Je me suis résolue à prendre la décision de faire appel aux tribunaux civils afin d'apporter un peu de clarté et de transparence", écrit-elle, car toutes les tentatives de renouer le contact avec son père auraient été infructueuses.

Delphine Boël conclut en estimant que cette action en justice ne fera sans doute pas cesser les discriminations à son encontre ne lui permettra pas de renouer de bonnes relations avec le Roi, "mais avec des preuves ADN, mon identité sera certaine".

RTBF, avec Belga

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