"La SNCB veut entraver le bon déroulement de la grève du 27 février", dénonce la CGSP

Les cheminots de la CGSP se joindront le 27 février prochain à la grève à des services publics contre les projets du gouvernement en matière de pensions. La SNCB du coup veut imposer le service minimum garanti, décidé par le gouvernement Michel. La direction des chemins de fer a en effet adressé une demande aux agents afin qu'ils disent, d'ici le 24 février, si oui ou non ils participeront à la grève.

Cette initiative surprend et fâche aussi la CGSP Cheminots car les modalités du service minimum garanti ne sont pas encore définies dans l'entreprise. C'est ce qu'explique Pierre Lejeune, secrétaire national du syndicat socialiste : "Nous avons été très surpris par cette demande dès lors que l'application du service minimum n'est pas encore en vigueur à la SNCB. Et les modalités pratiques ne sont pas encore définies dans la réglementation. Elles ne le seront qu'à l'issue du comité de pilotage qui est prévu le 1er mars. Nous avons entendu que la SNCB voulait aller plus vite que la musique et anticipait des mesures qui ne sont toujours pas prévues".

En conséquence, la CGSP demande à ses affiliés de ne pas répondre à ce courrier de la direction "puisque ces modalités ne sont pas réglementaires ni statutaires. C'est une tentative de faire pression auprès des agents pour déjà anticiper l'entrée en vigueur du service garanti. Et à mon sens, cela n'a pas d'autre objectif que de vouloir entraver le bon déroulement de la grève du 27 février".

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