La sécurité dans les Recyparks bruxellois en discussion après trois agressions

A la déchetterie d'Auderghem, un employé de Bruxelles-Propreté a reçu des coups le samedi 20 février en milieu d'après-midi
A la déchetterie d'Auderghem, un employé de Bruxelles-Propreté a reçu des coups le samedi 20 février en milieu d'après-midi - © RTBF

Le syndicat SLFP a activé lundi un préavis de grève déposé en février à Bruxelles-Propreté, en l'absence de mesures visant à renforcer la sécurité dans les déchetteries à la suite de l'agression d'un ouvrier le 20 février et de deux autres fin janvier. La direction a appelé à préciser ce préavis, qui a trait à des questions générales. Le syndicat assure mardi qu'un préavis spécifique aux Recyparks a en réaction été rédigé. La question de la sécurité dans les déchetteries sera abordée au prochain comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT), prévu jeudi.

Un agent de Bruxelles-Propreté a reçu des coups le samedi 20 février en milieu d'après-midi, à la déchetterie d'Auderghem. Deux autres agressions avaient déjà été rapportées fin janvier à la déchetterie Nord, qui compte deux gardes, et à celle du boulevard de l'Humanité, qui en compte un.

Le SLFP a eu connaissance de l'agression sur le site d'Auderghem le 25 février. Elle a immédiatement écrit à la direction générale de Bruxelles-Propreté pour lui demander de mettre en place différentes mesures de prévention et d'engager quatre gardiens supplémentaires à répartir sur les différents sites. En l'absence de réponse, le SLFP a activé un préavis déposé en février qui concerne des revendications générales.

"La plupart des Recyparks ont un voire deux agents de sécurité, c'est dire comment on prend les choses au sérieux", assure le porte-parole de Bruxelles-Propreté, Etienne Cornesse. "A Auderghem, il n'y a pas de garde de sécurité parce que, habituellement, il y a peu de problèmes (...) On pourrait par exemple envisager de mettre un garde les jours de forte fréquentation, mais on doit en discuter"

Le porte-parole du SLFP, Michel Piersoul, s'est dit circonspect face à cette attitude d'ouverture et attend de voir la tournure des discussions jeudi. Il appartiendra par la suite aux travailleurs et aux syndicats de juger des mesures proposées.

Etienne Cornesse appelle les personnes qui se rendent dans les déchetteries à faire preuve de civisme et à s'informer sur les règles en vigueur. Il faut par exemple présenter une carte d'identité, avoir effectué son tri au préalable sous peine de refus, ou encore protéger la santé des autres usagers et du personnel en ne présentant pas des déchets dangereux, comme de l'amiante, qui doivent faire l'objet d'un traitement spécifique. Il note encore que des personnes se garent pour doubler à pied la file de voitures et que ces comportements génèrent des tensions importantes.

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