Le plan de Proximus impliquerait 1900 départs et 1250 embauches selon Kris Peeters

Le plan de restructuration envisagé chez Proximus impliquerait 1900 départs et 1250 embauches, a indiqué mercredi midi le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V), après une rencontre avec la CEO de l'opérateur Dominique Leroy en présence du Premier ministre.


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Ces chiffres ne sont "pas définitifs", a précisé M. Peeters, indiquant attendre des explications complémentaires sur ce plan dans les prochaines heures. Pour rappel mardi soir, le Premier ministre avait décidé de convoquer la patronne de Proximus suite aux rumeurs de licenciements au sein de l’entreprise publique. Selon plusieurs médias, Charles Michel n’aurait pas apprécié la manière dont les informations lui auraient été communiquées "ni sur la forme ni sur le fond".

Proximus ne peut pas réagir pour le moment aux déclarations du ministre fédéral de l'Emploi Kris Peeters sur des licenciements et embauches à venir au sein de l'opérateur télécom dans le cadre d'un plan de transformation, a indiqué mercredi midi un porte-parole. L'entreprise renvoie une nouvelle fois à la communication qui est prévue jeudi matin avant l'ouverture de la Bourse de Bruxelles. D'ici là, la cotation de l'action y restera suspendue.

Les syndicats toujours dans l'attente 

Mardi, le syndicat socialiste flamand de la fonction publique a relayé l'information que près de 2000 emplois pourraient être menacés, tout en précisant qu’il s’agit "de bruit de couloir" et qu'il n’avait eu accès à aucune confirmation officielle. Ce mercredi matin, les syndicats sont toujours dans l'attente d’information sur un éventuel plan de licenciements. "Ce que je retiens, c'est que madame Leroy préfère informer les politiques avant les organisations syndicales représentatives du personnel. Ce n'est pas dans les habitudes de la maison", déplore Jean-Claude Philippon, du syndicat SLFP.Quant au scénario évoqué par Kris Peeters, s'il se confirme, il serait "indécent" et représenterait "une solution de facilité" de la part du management, poursuit Jean-Claude Philippon.

"On n'en parle pas pour l'instant mais Proximus verse chaque année environ 500 millions d'euros de dividendes. Madame Leroy demande que le personnel paie pour maintenir le dividende à niveau mais ne faudrait-il pas plutôt demander aux actionnaires de faire un effort ? "Proximus, et avant cela Belgacom et la RTT, a subi de nombreuses transformations et, à chaque fois, le personnel s'est adapté", souligne encore le responsable du SLFP.

Du côté du syndicat chrétien, Ben Coremans juge également la communication de la direction "peu respectueuse". "Nous nous attendions à ce que les travailleurs soient informés en premier et seulement après, le politique. La concertation doit avoir lieu où elle doit avoir lieu", juge le responsable 


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Les syndicats craignent que ce possible plan d'économie soit une conséquence directe de la proposition du ministre de tutelle de l'époque, Alexander De Croo, d'ouvrir le marché des télécoms à un quatrième opérateur.    

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