La reine Paola a été opérée ce vendredi aux Cliniques Universitaires Saint-Luc

Hospitalisée pour une fracture du col du fémur après une mauvaise chute survenue jeudi, la reine Paola avait déjà été victime d'une fracture vertébrale, il y a deux mois. La nouvelle opération s'est déroulée aux cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. Tout s'est "très bien déroulé",a indiqué le Palais.

L'intervention est assez courante, mais la phase de revalidation peut parfois poser problème.

C’est la principale crainte évoquée par Marc Jayankura, chirurgien orthopédiste spécialiste de la hanche à l'hôpital Erasme: "Depuis une trentaine d’années, on réalise une chirurgie immédiate. Que ce soit avec un système de fixation de la fracture en place à l’aide de plaques, de clous ou de vis ou, pour certains types de fractures, sous forme de prothèses".

Le but est de remettre les gens en mouvement le plus vite possible en leur permettant de récupérer leur autonomie rapidement. Mais la vitesse de la récupération sera fonction de l’état général du patient. "Le fait de souffrir, déjà, de fractures vertébrales, peut rendre les choses un peu plus difficiles. Mais cela dépend surtout de l’état général du malade et de l’autonomie récupérée après la fracture vertébrale… Si la reine avait déjà bien récupéré de sa fracture vertébrale et avait déjà recouvré une bonne capacité de marche importante, elle pourra récupérer de manière importante, surtout si elle peut bénéficier d’une prothèse de hanche. Mais toutes les fractures ne peuvent pas bénéficier de ce type de traitement".

Etre opéré le lendemain d’une chute n’a rien d’anormal, la rapidité de l’intervention étant la clé de la revalidation.

Deux risques majeurs

Après de telles interventions, le risque est double. Le premier est une perte d’autonomie. Une deuxième opération, deux mois à peine après une première chute n’améliore pas le diagnostic. En excluant toute complication, la revalidation de la Reine Paola pourrait prendre plusieurs mois. La probabilité existe qu’elle ne récupère pas complètement son autonomie.

Le second risque, explique le chirurgien Marc Jayankura, "est lié, dans une période aiguë, chez un patient âgé,  à l’anesthésie et aux pertes de sang provoquées par la fracture. Elle occasionne un saignement à l’intérieur de tissus et qui aggrave éventuellement la situation d’un patient lorsqu’il a déjà des problèmes généraux cardiaques ou pulmonaires". La reine Paola à 80 ans.

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