La réforme des allocations familiales adoptée par le Parlement germanophone

La réforme des allocations familiales adoptée par le Parlement germanophone
La réforme des allocations familiales adoptée par le Parlement germanophone - © PEIFFER FRANCOISE - BELGA

Le Parlement germanophone a adopté, lundi soir en séance plénière, le projet de décret concernant le nouveau modèle d'allocations familiales qui entrera en application en Communauté germanophone dès le 1er janvier 2019.

Les parlementaires germanophones ont approuvé, avec treize voix pour, 8 huit contre et deux abstentions, la réforme des allocations familiales, qui devrait être mise en œuvre dès le 1er janvier 2019.

157 euros par enfant

Le texte prévoit, entre autres, un taux de base égal, quel que soit le rang de l'enfant, de 157 euros auxquels il faut ajouter une prime annuelle de 52 euros. A certaines conditions, un supplément social de 75 euros peut y être adjoint.

La proposition de décret prévoit aussi un supplément de 135 euros par enfant, à partir du troisième, peu importe les revenus des parents.

D'autres suppléments comme les indemnités de 239 euros pour les enfants orphelins de père et de mère ou encore de suppléments variant entre 85 et 561 euros pour les enfants souffrant d'affections sont définis dans le texte.

Le décret fixe également la prime de naissance ou d'adoption à un montant unique, non dépendant du rang de l'enfant, de 1.144 euros.

Pour 2019, cela représente un budget de 36.615.000 euros, a indiqué le ministre socialiste Antonios Antoniadis, qui a précisé que la Communauté germanophone investit 1,4 million d'euros de plus que la dotation du fédéral perçue à cet effet.

Il a aussi rappelé que les allocations familiales concernent plus de 14.500 enfants et 16.000 parents soit plus d'un tiers de la population germanophone. "En pratique cela signifie que toutes les familles qui obtiennent un montant plus important avec le nouveau système y glisseront automatiquement. 70% des familles sont dans ce cas. Pour les 30% restants, elles conserveront le montant qu'elles percevaient en décembre 2018", a rappelé le ministre en charge des Affaires sociales.

Le CSP qui a voté contre estime que "ce système n'est favorable qu'aux familles qui n'ont qu'un seul enfant. Pour les familles qui ont deux enfants ou plus, le montant perçu avec le nouveau système sera, sur le long terme, moins élevé que le montant qu'elles auraient pu percevoir avec l'ancien système".

Patricia Creutz, du CSP, a aussi regretté qu'aucune initiative n'ait été prise concernant les familles recomposées qui comptent trois enfants ou plus mais pas issus des mêmes parents.

Des allocations trop basses pour le groupe Vivant

Michael Balter, le représentant du groupe Vivant, qui s'est opposé au texte, à lui entre autres critiqué le fait que malgré le haut niveau d'imposition, la Belgique offre des allocations familiales inférieures à la majorité des pays voisins. Il a aussi regretté qu'aucun supplément ne soit prévu pour les enfants orphelins de père ou de mère. Vivant aurait aussi souhaité que l'introduction d'une indemnité pour les parents qui abandonnent temporairement leur travail pour s'occuper de leurs enfants et qu'un allongement des congés parentaux puissent être évoqués comme il l'avait fait dans une proposition de résolution.

Comme le CSP, les écologistes, qui se sont abstenus, avaient fait une proposition d'amendement, qui a été rejetée, et qui visait à ce que le montant de 135 euros accordé à partir du 3e enfant soit revu à la hausse et soit porté à 200 euros.

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