Confédéralisme: G. Rutten (Open Vld) n'en veut plus, Groen réagit

L'Open Vld se distancie de la sorte des partis confédéralistes, comme le CD&V et surtout la N-VA. "Cela ne fait pas ne nous des Flamands moins affirmés. Mais nous ne voulons accompagner personne en vue d'une scission du pays. Nous croyons dans une Belgique fédérale qui fonctionne", a-t-elle déclaré. "Il ne faut pas tourner autour du pot : la N-VA a fait du confédéralisme une forme voilée de qu'elle veut vraiment, la scission de la Belgique", a-t-elle ajouté.

Les libéraux flamands avaient intégré le confédéralisme dans leur Déclaration de novembre en 2002. "C'était dicté alors par le besoin d'une grande réforme de l'Etat. Mais elle est là maintenant et il faut s'y tenir. Les cinq prochaines années doivent être consacrées aux questions socio-économiques et non à l'institutionnel".

Circonscription fédérale

"L'instauration d'une circonscription électorale fédérale est une réponse au déficit démocratique du modèle fédéral actuel (...) Il n'est pas logique qu'un Flamand ne puisse se prononcer sur la politique de Di Rupo et qu'un Wallon n'ait rien à dire sur la politique que les partis flamands formulent au pays", a souligné le président de Groen, Wouter Van Besien. Il estime qu'à l'exception de son parti, qui forme un seul groupe politique avec Ecolo à la Chambre, "aucun parti n'écoute ce qui se passe de l'autre côté de la frontière linguistique", ce qui conduit à des "malentendus inutiles" et par conséquent des pertes d'énergie et de temps. L'accord institutionnel sur la 6e réforme de l'État liant les partis de la majorité gouvernementale aux Verts prévoit qu'une commission parlementaire examinera notamment la question d'une circonscription électorale fédérale à la Chambre.

Mais tous les membres du parti libéral flamand ne sont pas sur la même ligne que la présidente.

"J'ai sans doute dormi un peu trop longtemps; le congrès qui est compétent pour approuver un tel changement de cap a-t-il déjà eu lieu", a affirmé la député flamande Fientje Moerman dans un courriel que l'agence BELGA a pu consulter. Dans un autre mail, son collègue Filip Antheunis affirme craindre que "si le parti continue comme cela", il n'atteigne plus le seuil d'éligibilité.

Un autre parlementaire, qui a souhaité rester anonyme, a évoqué "à nouveau une communication mortelle, catastrophique".

Belga

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