La police et l’armée toujours à la recherche de Jürgen Conings, le militaire en fuite dans le Limbourg

Les recherches effectuées jeudi n’ont pas permis de mettre la main sur Jürgen Conings. Les policiers et militaires belges déployés sur le terrain avaient bénéficié de renforts des polices des pays voisins, notamment d’Allemagne et du Luxembourg.

Les autorités ont ratissé jeudi soir une zone de 20 km dans le parc national de la Haute Campine, où le fugitif se trouverait ou se serait trouvé. L’action n’ayant rien donné, elle se poursuit ce vendredi. "Nous avions des raisons concrètes de penser qu’il se trouvait dans le parc", a déclaré vendredi le porte-parole du parquet fédéral Eric Van Duyse. "Le fait qu’il n’ait pas été retrouvé ne signifie pas nécessairement qu’il n’est pas ou n’était pas dans la région. Tous les éléments de l’enquête sont maintenant analysés et nous allons décider des prochaines mesures à prendre. Toutes les pistes sont ouvertes, nous n’excluons rien", a poursuivi le porte-parole du Parquet fédéral.

Le parquet fédéral, le Centre national de crise et le gouverneur de la province du Limbourg se sont entretenus une première fois pour discuter des mesures désormais nécessaires pour protéger la zone, après que les fouilles menées dans un important périmètre du parc national de la Haute Campine n’ont donné aucun résultat la nuit dernière.

Le parquet fédéral devait également se réunir ce vendredi à 09h00 afin d’examiner les mesures à prendre dans le cadre de l’enquête sur le militaire radicalisé en fuite Jurgen Conings.

Ce vendredi matin, au lieu-dit "la Salamandre", la porte d’entrée du Parc national de Haute Campine, où les forces de police et l’armée sont rassemblées, la situation était calme. Très peu d’informations parviennent aux journalistes présents sur place. Ces derniers ont seulement pu constater l’arrivée de quatre véhicules de la police fédérale amenant des chevaux.

 

L’individu n’a plus été vu depuis lundi matin

L’individu, qui figure sur la liste des terroristes et extrémistes de l’Ocam (l’organe de coordination et d’analyse de la menace), en raison de ses idées d’extrême droite, n’a plus été vu depuis lundi matin, lorsqu’il a quitté son domicile situé à Dilsen-Stokkem et s’est rendu au travail, selon un avis de recherche diffusé par la police fédérale.

Depuis mardi après-midi, les autorités recherchent ce militaire de 46 ans. Il serait lourdement armé et a menacé de s’en prendre aux structures de l’État et à plusieurs personnalités, dont Marc Van Ranst, qu’il avait déjà menacé par le passé.

Mardi soir, sa voiture a été retrouvée dans les bois de Dilsen. Plusieurs armes lourdes ont été découvertes dans son véhicule, a signalé le parquet fédéral.

De mardi soir à la nuit de jeudi à vendredi, des dizaines de policiers et militaires ont fouillé un large périmètre du parc national de la Haute Campine. Les fouilles n’ont cependant rien donné et une colonne d’environ 50 véhicules avec des militaires et des blindés de l’armée a quitté les lieux dans la nuit.

L’Ocam a fixé le niveau de menace concernant Jürgen Conings à 4. Cependant, à l’échelle du pays, le niveau général de la menace dans le pays reste à 2 sur une échelle de 4, a indiqué vendredi l’Organe de coordination et d’analyse de la menace (Ocam). "Le fait que le suspect n’ait pas été retrouvé jeudi ne change rien", affirme la porte-parole de l’Organe.

Le Centre de crise national se refuse pour l’instant à tout commentaire sur la mise en place éventuelle de nouvelles mesures. "Les analyses de risque sont constamment adaptées sur la base des dernières informations. Des décisions suivront, mais les détails ne peuvent pas être dévoilés", ajoute le porte-parole du Centre.

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