La polémique autour de l'attitude d'Emir Kir s'invite à la fête de l'Iris

La polémique autour de l'attitude d'Emir Kir s'invite à la fête de l'Iris
La polémique autour de l'attitude d'Emir Kir s'invite à la fête de l'Iris - © Tous droits réservés

"Cela me reste en travers de la gorge", avoue Charles Picqué (PS). La polémique autour de l’attitude d’Emir Kir (PS) s’est invitée lors des discours politiques de la fête de l’Iris. Le président socialiste du parlement bruxellois y a fait allusion dans son discours : "La réalité historique a ses droits", a dit Charles Picqué. Emir Kir, présent dans l'assemblée, a fui nos questions. "Je n'ai rien à ajouter, je m'en tiens au communiqué de mon parti". Le malaise persiste et embarrasse le PS.

Il a passé son temps à serrer des mains, à déambuler, souriant, dans la grande salle des Glaces du parlement bruxellois. Comme si de rien n’était. Emir Kir était présent lors de la séance académique d’ouverture de la fête de l’Iris.

"On ne croyait pas qu’il oserait se pointer", nous confie un des ténors socialistes bruxellois. Emir Kir, lui, botte en touche : "Je n’ai rien à ajouter. Mon parti s’est prononcé sur le sujet. " Est-il conscient que son attitude met le parti socialiste dans l’embarras ? Le bourgmestre de Saint-Josse fuit les questions… et continue sa route "Salut, tu vas bien ?".

Un peu plus tôt, avant les discours officiels, Charles Picqué confiait à la RTBF que cette polémique "lui restait en travers de la gorge".

A la tribune, le président du parlement bruxellois est revenu sur la commémoration du génocide arménien au sein de l'assemblée bruxelloise : "Ce n’est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains, qu’un mot – génocide- désigne un drame historique. La réalité historique a des droits."

Les différents ténors socialistes présents lors de la réception ont tous rappelé devant les caméras que la "position du PS était sans ambiguïté"'.

La polémique continue de faire grincer des dents au sein du parti. Le bourgmestre et député fédéral Emir Kir était absent lors de la minute de silence au parlement fédéral pour commémorer le génocide arménien de 1915. Le PS demandé à Emir Kir de s'expliquer. Suite à une réunion avec le secrétaire général, Gilles Mahieu, un "rappel à l'ordre" a été adressé à Emir Kir.

"C'est pompant"

Nos questions, suite à la déclaration de Charles Picqué, ont toutefois irrité certains mandataires socialistes. "C'est encore le PS bashing", dit l'un.

"Il n'y a pas d'autres éléments à épingler dans les discours ? c'est pompant !" lance un autre. Reste que l'abcès n'est pas crevé.

Thomas Gadisseux

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