La pension a 67 ans est à l'agenda du conseil des ministres ce vendredi

Le gouvernement avance. Après le saut d'index, il s'attache à un nouveau dossier très contesté par les syndicats: le recul progressif de l'âge légal de la pension: de 65 ans aujourd'hui, on passerait à 66 ans en 2025, puis 67 ans en 2030.

67 ans est la limite la plus haute dans l'Union Européenne. Notre pays rejoindra ainsi les Pays-Bas, l'Italie, et l'Allemagne, qui envisagent eux aussi d'y arriver à court terme.
Sur la table du gouvernement, on retrouve aussi une augmentation de l'âge de la retraite anticipée: 61 an et demi aujourd'hui avec 40 ans de carrière. L'âge sera progressivement relevé d'ici 2018 à 63 ans avec 42 ans de carrière.

Le troisième point de ce projet de loi est l'âge minimum pour pouvoir bénéficier d'une pension de survie. Il sera, lui aussi, relevé et passera de 50 à 55 ans.

Un point de friction avec les syndicats

Ce projet reste un des points de friction avec les syndicats. Ils s'étonnent d'ailleurs que le gouvernement entérine la mesure sans concertation et alors que le Comité National des Pensions (prévu pour encadrer la concertation) ne verra le jour qu'en juin prochain.
Les syndicats estiment que la pension à 67 ans est socialement injuste et économiquement absurde: c'est repousser d'autant, disent-ils, l'accès au travail des 600 mille chômeurs. Une mesure qui pénalisera aussi encore un peu plus les femmes. Les syndicats qui rappellent aussi que la Belgique a les pensions parmi les plus basses en Europe.

Marie Paule Jeunehomme

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