La non-réponse de Zakia Khattabi (Écolo) à la dette photovoltaïque

Zakia Khattabi, la co-présidente d’Écolo, est l’invitée du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 15 septembre sur La Première. Elle présente les objectifs et les priorités de son parti en prévision des élections communales et provinciales du 14 octobre.

"Des communes partenaires des citoyens", c’est le message transversal de la plateforme électorale communale d’Écolo. C’est au niveau local que le citoyen peut le plus facilement s’intéresser à la vie politique et interpeller le plus facilement ses élus, explique Zakia Khattabi. Or, il y a un désamour entre le citoyen et le politique, poursuit-elle. "Écolo remarque dans ses communes de nombreuses initiatives de solidarité, énergétiques. Les citoyens n’ont pas attendu les politiques pour mettre de nombreuses choses en œuvres (GAC, groupes d’achats collectifs, potagers partagés…)".

Pour la co-présidente d’Écolo, si le citoyen peut se détourner des partis, il s’intéressera toujours à ce qui se passe au coin de sa rue. "C’est pourquoi nous avons pensé les rassembler autour d’un projet pour leur commune". Et Zakia Khattabi de prendre l’exemple de sa commune d’Ixelles (Bruxelles) pour illustrer son propos : "Nous avons sillonné la commune pour demander aux Ixellois ce qu’ils souhaitent pour leur commune, c’est ainsi que nous avons pu sortir un programme thématique par quartier coconstruit avec les habitants du quartier".

Bulle photovoltaïque

Le gouvernement de la Wallonie (MR-cdH) semble peiner à trouver une issue à l’épineux dossier de la bulle photovoltaïque. Cette dette de deux milliards d’euros est due aux subsides accordés au secteur. Willy Borsus parle de "dette Nollet (Écolo)". Que ferait-elle à la place du ministre président de ce gouvernement ? Elle précise son point de vue. "Le photovoltaïque a été excessivement subsidié par monsieur Antoine (cdH). Il ne voulait pas en faire une politique environnementale mais une politique d’investissement. Les gens ont très logiquement investi pour des raisons écologiques ou économiques. Ces subsides excessifs ont créé une bulle. Et Jean-Marc Nollet a hérité de cela. Mais nous ne souhaitons pas faire payer par la collectivité une politique qui a permis à certains de faire des bénéfices".

Pour ce qui est des solutions concrètes au problème actuel, Zakia Khattabi ne souhaite pas faire de proposition précise. Et assume une non-réponse. Tout au plus, précise-t-elle "qu’il pourrait ne pas être inenvisageable que le public puisse participer à financer la dette, en partie".

La co-présidente d’Écolo assume cette posture afin de mettre le gouvernement actuel au pied du mur et le forcer à mettre sur la table sa solution à lui.

Elle a dit

- A propos de la démission de Nicolas Hulot : "La question écologiste est profondément politique, c’est là que se trouvent les leviers pour orienter la transition".

- Réagissant à la mise en place du pacte d’investissement du gouvernement fédéral : "C’est le groupe Écolo/Groen qui a fait germer chez le Premier ministre l’idée d’un plan d’investissement".

- Concernant Meusinvest et Jean-Michel Javaux: "Ce que Meusinvest a permis à certains Wallons de développer, on ne peut que l’applaudir".

- À propos de l’écologie politique : "Tous les environnementalistes ne sont pas écolos, mais l’inverse n’est pas vrai".

- "La Rosa Parks d’aujourd’hui, c’est Anouck Van Gestel, qui héberge des migrants".

Zakia Khattabi était interviewée par Béatrice Delvaux, Jean-Pierre Jacqmin et Jacques Cremers.

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