La N-VA réclame un vote de confiance le plus vite possible à la Chambre

La N-VA réclame un vote de confiance le plus vite possible à la Chambre
La N-VA réclame un vote de confiance le plus vite possible à la Chambre - © DIRK WAEM - BELGA

La N-VA demande que la coalition orange-bleu sollicite un vote de confiance "aussi vite que possible" à la Chambre, a confirmé à Belga son chef de groupe Peter De Roover, lundi en début d'après-midi.

L'Orange bleue n'est pas la continuation du gouvernement Michel I, mais bien un nouveau gouvernement, affirme M. De Roover. C'est la raison pour laquelle cette coalition doit recevoir la confiance au parlement et établir une nouvelle déclaration gouvernementale, ajoute-t-il.

"Je constate que (le vice-Premier) ministre Kris Peeters a dit que ce n'était pas un 'copy-paste' de Michel I, qu'il y a des noms nouveaux sur des compétences nouvelles et que la ministre Maggie De Block a déjà annoncé un changement de cap. Ce sont des raisons suffisantes pour clarifier la situation, afin de pouvoir reprendre le travail parlementaire aussi vite que possible". "En tant que chef de groupe du plan grand groupe au parlement, je souhaite savoir quels sont ces accents. C'est la décence la plus élémentaire", a conclu M. De Roover.

Le sp.a et Groen demandent aussi un vote de confiance au Parlement.

Qu'en est-il côté francophone ?

Les écologistes ne se disent pas favorables à demander formellement un vote de confiance. Mais ils trouveraient logique que la majorité sollicite cette confiance du parlement. La première étape, c'est que le Premier ministre vienne s'exprimer devant le parlement.

Le PS explique que si une motion de méfiance est déposée par un parti démocratique, il la soutiendra. "C'est de la responsabilité de Charles Michel de savoir s'il demande la confiance du parlement. Nous, ce que nous voulons, c'est de la clarté" dit Ahmed Laaouej, le chef de file socialiste à la Chambre. Il précise que le PS "ne va certainement pas voter la confiance d'un gouvernement qui mène des politiques anti-sociales".

Quant à lui, le cdH veut d'abord entendre Charles Michel cette semaine et demande un changement de cap par rapport à la suédoise. "Est-ce qu’il y a changement de cap qui s’annonce en termes de pouvoir d’achat, de soins de santé, d’emploi, de logement, de défi climatique?", s’interroge Benoit Lutgen, le président du cdH. "Le pouvoir d’achat est aujourd’hui détérioré, la cohésion sociale est mise à mal, et l’ambition climatique a été mise au frigo." Catherine Fonck précise que "si le menu est le même, alors on ne votera pas la confiance". Le cdH attend donc très clairement des explications de Charles Michel.

Le président de la Chambre a demandé au service juridique du parlement de se pencher sur deux questions. Charles Michel doit-il faire une déclaration gouvernementale? Et la situation actuelle nécessite-t-elle un vote de confiance? Les réponses devraient être connues d'ici demain, juste avant la conférence des présidents, qui organise les travaux de l'assemblée. Cette réunion des chefs de groupe à la chambre se tiendra mardi à midi. C'est peut-être là que tout va se jouer. Les commissions sont annulées à la Chambre mardi matin en attendant des éclaircissements sur la situation de la politique fédérale.

Que va faire le Premier ministre?

Charles Michel, de son côté, indique qu'il va consulter les différents partis dans les prochains jours. Si, formellement, le vote de confiance doit être demandé par le Premier ministre et non par l'opposition, la pression risque d'être maximale sur la nouvelle coalition gouvernementale. Charles Michel pourrait être convoqué à la chambre mercredi ou jeudi. S'il ne vient pas jouer le jeu, l'opposition pourrait alors déposer une motion de défiance, un mécanisme qui permet au parlement de renverser l'exécutif ou des membres d'un exécutif contre leur volonté, sans provoquer d'élections anticipées. Un scénario qui aurait des conséquences politiques et symboliques lourdes pour le gouvernement Michel II.

Journal télévisé 10/12/2018

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK