La N-VA ne compte pas prolonger son soutien aux pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès

Peter De Roover (N-VA) voit "très peu de raisons" de prolonger son soutien aux pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès. Selon le chef de groupe N-VA au Parlement fédéral, peu de mesures ont été prises dans le cadre de cette procédure.

Le 26 mars, dix partis (tous les partis sauf le PTB et le Vlaams Belang) ont octroyé les pouvoirs spéciaux au gouvernement Wilmès afin de prendre rapidement face à la pandémie de coronavirus. Comme le résume le CRISP, "la technique dite des pouvoirs spéciaux confie au pouvoir exécutif des pouvoirs normalement exercés par le législatif." Et ceci, dans un temps limité : d’abord trois mois, qui pourrait être prolongé. Tous les partis représentés à la Chambre sont donc amenés à de nouveau se prononcer en juin.


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En ce qui concerne la N-VA, la chance est minime qu’elle donne de nouveau son soutien aux pouvoirs spéciaux. Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre, explique sur le plateau De Afspraak op Vrijdag (VRT) : "Pour l’instant, je ne vois que très peu de raisons de les prolonger. Il s’avère maintenant qu’il n’y a pas tellement de mesures qui doivent être prises au moyen des pouvoirs spéciaux. On avait donné l’impression qu’il s’agissait d’une machine qui ouvrirait d’énormes possibilités, mais ce n’est pas le cas. "

Selon l’homme fort du parti nationaliste, les mesures urgentes requises par les pouvoirs spéciaux auront été prises trois mois : "Si on n’avance pas d’arguments très solides, et pour l’instant je n’en vois pas, il n’y a aucune raison de les prolonger."

Vers de nouvelles élections ?

Pour rappel, en pleine crise sanitaire et après des mois d’enlisement, un gouvernement minoritaire a pu être formé à la mi-mars. Ce nouveau gouvernement est constitué des trois partis qui dirigeaient encore le gouvernement démissionnaire : l’Open Vld, le MR et le CD&V. Six autres partis (les familles socialistes, écologistes, le cdH et DÉFI) ont apporté leur soutien à ce gouvernement pour qu’il bénéficie d’une majorité au Parlement fédéral.

"Cette situation politique ne peut pas durer : même si ce gouvernement a reçu la confiance, spécifiquement pour la gestion du coronavirus, il n’est représenté que par 38 des 150 députés. Ce n’est pas une situation valable d’un point de vue démocratique", déclare le député de la N-VA.

Il n’exclue pas de nouvelles élections, une fois la crise passée : "L’alternative à de nouvelles élections, c’est qu’un nouveau gouvernement voie le jour. Il devrait non seulement recevoir le soutien [d’une majorité du Parlement], mais aussi présenter un programme, ce que nous n’avons pas pour l’instant."

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