La N-VA jugée incontournable mais toujours pas fréquentable

La N-VA jugée incontournable mais toujours pas fréquentable
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La N-VA jugée incontournable mais toujours pas fréquentable - © Tous droits réservés

Suite de notre sondage RTBF-La Libre-Dedicated avec un gros plan sur la N-VA. Le parti nationaliste perd des plumes en intentions de vote, mais les Belges s'attendent quand même à le voir jouer un rôle important dans les négociations pour la formation du futur gouvernement. Ce scénario ne fait pas que des heureux. En Wallonie et à Bruxelles, la plupart des électeurs espèrent même que tout soit fait pour empêcher la N-VA de jouer les premiers rôles.

48% des Belges estiment inévitable une participation de la N-VA à la formation du prochain gouvernement. Ils sont 53% en Flandre, 42% à Bruxelles et 49% en Wallonie.

Aussi inévitable soit elle, cette participation ne ravit pas tout le monde. Ainsi, en Wallonie, ils sont 38% à penser qu’il faut tout faire pour que la N-VA ne participe aux discussions pour un nouveau gouvernement.

Parmi les plus réfractaires, les électeurs d'Ecolo ou encore les électeurs du CDH - avec respectivement 49% et 53% - espèrent que tout sera fait pour contourner la N-VA.

A Bruxelles, un électeur sur trois ne veut pas entendre parler de la N-VA.  Ils sont 46% dans l’électorat MR et 45% dans l’électorat PS à penser qu’il faut tout faire pour éviter les nationalistes flamands.

Alliée de circonstance

Dans un scénario où la N-VA serait vraiment incontournable, les Belges ne sont pas convaincus que le parti pour lequel ils ont voté doive faire alliance avec la N-VA. Un Belge sur trois (33%) exclut toute collaboration avec la N-VA.

Si la Flandre y est moins hostile - avec 19% d'opposés à une alliance avec la N-VA -, ils sont 51% à Bruxelles et 55% en Wallonie à ne pas pouvoir l'envisager. Avec des pointes de rejet plus spécifiques dans l’électorat du FDF à Bruxelles (65%) et du PS (64%), dans l’électorat du CDH en Wallonie (78%) ou encore celui d'Ecolo (55%).

Le Premier ministre issu de la N-VA

Le futur Premier ministre peut-il sortir des rangs de la N-VA ? Ce n'est pas le fol enthousiasme. Pour 31% de Belges prêts à accepter un premier ministre N-VA, 47% par contre disent qu’ils n’y sont pas prêts.

Le rejet est encore plus manifeste à Bruxelles avec 66% et en Wallonie avec 69%.

Sans trop de surprise, la Flandre est moins fermée avec 33% des électeurs qui n'auraient aucun problème avec un Premier ministre N-VA.

Bart de Wever ?

Au jeu des "Premiers ministrables", Bart De Wever est la seule personnalité N-VA à pouvoir établir ses quartiers au 16 rue de la Loi.

Près de 22% des Belges voient d'abord Elio Di Rupo comme potentiel Premier ministre, suivis par 18% en faveur de Bart De Wever et 11% en faveur du CD&V Kris Peeters.

C’est surtout à la Flandre que Bart De Wever doit ce classement. Du côté bruxellois (4%) et wallon (3%),  il se retrouve plutôt dans les profondeurs.

Bart de Wever n’en demeure pas moins la meilleure chance de la N-VA. Il a d’ailleurs déclaré pas plus tard que ce week-end que c'est lui qui sera le visage de la N-VA au cours de la campagne électorale.

 

 

Rachel Crivellaro

Sondage réalisé par Dedicated Research du 15 au 20 mai 2013 auprès de 2703 électeurs belges (902 en Flandre, 901 à Bruxelles et 900 en Wallonie)

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