La N-VA est-elle un parti d'extrême droite ? La question qui divise depuis plusieurs années

La N-VA est-elle un parti d’extrême droite ? La question divise depuis plusieurs années
La N-VA est-elle un parti d’extrême droite ? La question divise depuis plusieurs années - © Tous droits réservés

Cela dit, c’est n’est pas l’avis de la majorité des politologues qui réfléchissent à la question. Une position déjà entendue à droite comme à gauche, au nord comme au sud depuis un certain temps déjà.

Il y a huit ans déjà, le libéral flamand Guy Verhofstadt déclarait: "Il y a beaucoup des gens qui font partie de l’extrême droite qui sont sur leurs listes".

Laurette Onkelinx, de son côté, disait : "On voit la démagogie de la N-VA, il y a ces positions parfois extrémistes calquées sur celle du Vlaams Belang".

"L’extrême droite nationaliste", clamait Olivier Maingain en 2019 pour parler de la N-VA, à l’occasion du congrès de DéFI.

Est-ce le cas ? "A mon sens, non", commentait alors le politologue Pascal Delwit. "Et c’est le point de vue de la majorité des politologues qui travaillent sur les droites radicales à la fois en Belgique et en Europe". Car il faut plusieurs critères pour qu’un parti soit qualifié d’extrême droite. Il y a deux éléments principaux. "La promotion d’un nationalisme organiciste, c’est-à-dire la nation vécue comme un organe vivant (grande et belle). D’autre part, une idée centrale de rejet de l’autre. L’autre pouvant être le réfugié, le musulman et, historiquement, le juif".


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Critères objectifs

Inégalité entre des races ou des civilisations, nationalisme, populisme, radicalisme voire violence, ou encore remise en cause du système parlementaire : voilà les caractéristiques généralement attribuées à l’extrême droite.

Et si la N-VA ne rencontre pas tous ces critères, Benjamin Biard, spécialiste de la question au Crisp, explique que ce parti a quand même repris certains thèmes de la droite extrême : "Les questions identitaires, les questions migratoires ou encore la question sécuritaire qui sont classiquement des thématiques mobilisées par les partis d’extrême droite et sur lesquelles s’est avancée la N-VA avec d’autres propositions".

Pour ce chercheur, la N-VA n’est donc pas d’extrême droite, mais elle s’en serait rapprochée. "Il y a au moins sans doute des individualités au sein du parti, une tendance de gens qui s’approchent de l’extrême droite".

On en voit le résultat dans le blocage actuel au fédéral. Pour certaines formations, la N-VA est bel et bien devenue infréquentable.

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