La N-VA dit "non, hélas" à la note d'Elio Di Rupo

Bart De Wever
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Bart De Wever - © VRT

La N-VA estime que la note Di Rupo ne constitue pas une bonne base pour commencer à négocier. Le parti de Bart De Wever salue le travail du formateur, mais il refuse la note, tout en affirmant être toujours disponible pour participer à un gouvernement.

Pour rappel, 6 partis ont déjà dit "oui": le MR, l'Open Vld, le sp.a, le PS, le cdH et Ecolo. Au nom du CD&V, Wouter Beke dit que, sans la N-VA, il n'y aura pas de négociation, donc pas d'accord. Ce qui revient à un "non", désormais.

Le président de la N-VA Bart De Wever, aux côtés de ses fidèles, parmi lesquels Danny Pieters et Ben Weyts, a communiqué ce jeudi la réponse de son parti à la note finale du formateur Elio Di Rupo.

Bart De Wever a commencé par expliquer que, ces derniers jours son parti a étudié la note Di Rupo. Elle "mérite le respect", souligne-t-il. Au départ, il était "optimiste, espérant pouvoir donner comme réponse un 'oui mais' au moins. Mais hélas, après lecture approfondie, cette note n'est pas une bonne base pour commencer la négociation pour la N-VA", explique-t-il.

"Avec la meilleure volonté du monde, je ne crois pas à des négociations qui puissent aboutir", souligne ensuite Bart De Wever.

"Inférieur à la note de Vande Lanotte"

Selon lui, les réformes économiques ne sont pas en ligne avec les recommandations de l'Union européenne ou de l'OCDE et provoqueraient un "tsunami" de hausse d'impôts. Le volet sur la loi de financement n'offre, à ses yeux, que peu d'autonomie et de responsabilisation aux Régions. Celles-ci, en outre, ne peuvent mener de véritable politique fiscale sur base de la note du formateur.

Au point de vue fiscal, cette note "va dans la mauvaise direction", estime-t-il. Pour la sécurité sociale et le marché du travail, "les attentes de la note sont hautes, mais n'auront pas ou peu d'impact", regrette-il. "On ne pourra pas mener de politique fiscale autonome" avec les mécanismes prévus, ajoute-t-il.

Au chapitre communautaire, Bart De Wever rejette le chapitre de la note concernant la réforme de l'Etat : "Nous ne voyons rien de neuf dans cette note, son niveau est inférieur à celle de Vande Lanotte", c'est du "bric-à-brac". Les mesures concernant Bruxelles et BHV ne sont pas acceptables, dit-il : "Du point de vue flamand, les propositions sont désastreuses". Accepter plus de compétences pour Bruxelles, renforcer les facilités en périphérie : la N-VA n'est pas d'accord.

Sur Bruxelles-Hal-Vilvorde, le résultat serait même "désastreux", concernant le bilinguisme dans la capitale, une gestion plus efficace de Bruxelles -qui recevrait un financement complémentaire sans contrepartie- ou encore les six communes à facilités.

Il reproche à la note Di Rupo de ne pas réformer le fonctionnement de la Région de Bruxelles, comme la fusion des polices, le bilinguisme des fonctionnaires (pas de l'administration)...

"Vagues promesses"

Il prédit l'avènement de services unilingues francophones dans les communes bruxelloises si on applique les "vagues promesses" de la note.

Bart De Wever estime que les garanties pour les Flamands de la capitale sont "vidées de leur contenu". En conclusion, la N-VA ne peut faire démarrer des négociations sur base de la note Di Rupo.

Dire oui à cette note-ci serait inconséquent, alors que la N-VA avait dit non à la note de Johan Vande Lanotte. Dire "oui" ou "oui mais" dans un but tactique, mènerait à de longues négociations vouées à l'échec. "Si je ne peux pas me convaincre que c'est bon, je ne peux convaincre personne, c'est le cas pour cette note", conclut Bart De Wever, qui n'a pas manqué d'illustrer son propos par une une citation en latin signée Ciceron : "Numquam minus solus quam cum solus sum" (Jamais je ne suis moins seul que lorsque je suis seul).

RTBF

La Deux diffuse un JT spécial à 18h30 (visible également sur rtbf.be/info)

Lisez l'intégrale de la communication de Bart De Wever ici (en néerlandais)

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