La N-VA, contre la refédéralisation des compétences, en appelle au confédéralisme

La N-VA, contre la refédéralisation des compétences, en appelle au confédéralisme
La N-VA, contre la refédéralisation des compétences, en appelle au confédéralisme - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La N-VA, partenaire de majorité du MR, dont les Jeunes ont lancé un appel à la refédéralisation de certaines compétences, a exprimé son désaccord avec une telle proposition. Dans une lettre rédigée par Sander Loones, vice-président de la N-VA et Matthias Diependaele, chef de groupe N-VA au Parlement flamand, le parti constate que "le MR perd sa confiance en la Wallonie et ses habitants".

Le parti flamand s'estime flatté de voir certains membres du MR accorder leur confiance dans le fédéral - et donc dans la N-VA - pour "apporter une meilleure politique", et plus particulièrement en Wallonie. Pourtant, la N-VA rappelle que "les politiciens wallons sont les mieux placés pour mener la politique dont la Wallonie a besoin".

La N-VA approuve la fin du standstill communautaire

Le parti en appelle même au MR à renverser la "suprématie du PS et la menace que constitue le PTB" en Wallonie. Pour cela, le MR doit avoir confiance en lui-même, estime la N-VA. Si cette confiance n'est pas, ou n'est plus, alors le parti flamand en appelle "au retour immédiat à la règle simple de majorité au niveau fédéral et à la fin de tous mécanismes de blocage (constitutionnels) légaux qui entravent tout souhait de réforme fondamentale et toute politique efficace".

Le parti nationaliste saute sur la brèche institutionnelle et se réjouit que "des membres éminents du MR souhaitent à nouveau débattre de thèmes communautaires et mettent ainsi fin au 'standstill' communautaire. Pour gouverner la Belgique de manière réellement plus efficace, il faudra mener un vrai débat institutionnel, et donc parler de confédéralisme."

Ce que craint la N-VA d'une refédéralisation, c'est qu'un jour "une politique flamande de soins de santé, d’enseignement, de mobilité, d’immigration ou de sécurité soit à l’avenir définie par des socialistes ou des communistes wallons". La seule solution structurelle, rappelle le parti, "c'est le confédéralisme". 

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