La N-VA "a toujours été très impliquée dans l'écologie depuis longtemps" selon sa vice-présidente

Peu connue encore côté francophone, elle est une des étoiles montantes des nationalistes. Cieltje Van Achter, vice-présidente de la N-VA et députée bruxelloise, était l’invitée de Matin Première ce jeudi.

Qu’importent les déclarations incendiaires de Bart De Wever ou de Theo Francken. La N-VA n’a rien contre les marches pour le climat, et c’est sa vice-présidente qui l’affirme. « Notre parti a toujours été très impliqué dans l’écologie depuis longtemps, assure-t-elle. Je trouve ça admirable que les jeunes mettent le dossier du climat sur l’agenda politique. Et nous, nous avons des réponses pour eux. Et chaque parti doit maintenant présenter ses réponses, ce qui est une bonne chose car il faut avoir un débat réaliste. » Un tweet piquant de l’ex-secrétaire d'Etat ? De l’humour mal compris. « Theo Francken a partagé une blague, mais ça ne veut pas dire qu’on ne trouve pas important que le climat soit sur l’agenda politique », promet la Bruxelloise.

Investir dans les progrès technologiques

Selon elle, il en revient aux partis de proposer une réponse politique, ce qui ne serait pas le cas de tout le monde. Du côté des nationalistes, on parle d’approche éco-réaliste. "Cela signifie que nous faisons confiance aux pouvoirs de la créativité humaine et aux progrès technologiques, explique Cieltje Van Achter. Pour nous, la solution ne vient pas de penseurs dramatiques, ni de projets irréalistes. On entend qu’il faut avoir un déclin économique… ce serait un chaos social", met-elle en garde.


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La N-VA en est convaincue, il faut continuer à "investir dans l’industrie et dans la science". La sortie du nucléaire serait par exemple un non-sens : "Si l’on veut réduire les émissions de CO2, il faut maintenir les deux plus jeunes centrales ouvertes. Notre objectif écologique doit être payable, sûr, et durable. C’est le cas du nucléaire. Les centrales à gaz vont coûter cher au contribuable et vont augmenter les émissions. C’est un pas en arrière pour le climat", assène-t-elle.

Rien n’avance à Bruxelles

La N-VA souhaite donc investir Bruxelles, alors que le parti plaide pour un modèle confédéral où la capitale ne serait que cogérée. "Les médias francophones continuent de dire ça, ce n’est pas vrai, martèle la nationaliste. Nous voulons une région forte qui gère ces matières, qui avance, qui bouge. On veut donner plus de compétences à la région, avec aussi une fusion des communes parce que rien n’avance à Bruxelles." Pour Cieltje Van Achter, les francophones n’auraient aucune raison de croire à une N-VA qui bloquerait la capitale. "Pour moi, Bruxelles est déjà bloquée aujourd’hui. On ne peut même pas faire une piste cyclable à cause de tel bourgmestre ou tel ministre qui serait contre. Il y a beaucoup trop d’hommes et femmes politiques dans la capitale", conclut-elle.

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