Charles Michel sur la mort de Mawda: "L'honneur d'une démocratie est que la vérité soit donnée"

En commission de l’Intérieur, le Premier ministre Charles Michel a été questionné par plusieurs parlementaires fédéraux. Le manque de clarté sur les circonstances de la mort de Mawda, la remise en liberté des passeurs, l’ordre de quitter le territoire donné aux parents de la petite victime, les modalités de l’enquête en cours, l’usage d’une arme était-il légitime dans ce cas précis ?… les questions ont fusé.

Le Premier ministre dit avoir rencontré la famille durant 1h30 pour lui présenter les condoléances du pays. "L’honneur d’une démocratie est que la vérité soit donnée…Ma responsabilité est de veiller à ce que des réponses soient données en parfaites indépendance, sans instrumentalisation politique".

Il  y a une enquête judiciaire et une autre menée par le Comité P, a rappelé Charles Michel qui veut en attendre les résultats. "Car, très vite, il y a eu une erreur du parquet à propos des faits".

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L’usage légal de la force

L’usage des armes est réglé par le code pénal  pour la légitime défense, ainsi que par la loi sur la fonction de police pour ce qui concerne l’usage de la force, a précisé le Premier ministre en assurant que les enquêtes porteront sur ces deux aspects.

A propos de l’ordre de quitter le territoire donné à la famille de la jeune victime de 2 ans, Charles Michel répond que cet ordre "a été adressé à l’ensemble des personnes interpellées… Nous verrons, en fonction de notre réglementation quelles possibilités existent. Comme la possibilité pour des victimes des passeurs de rester présents sur le territoire. La famille pourrait utiliser cet instrument juridique... Je veillerai au parfait devoir d’humanité".

A propos des agents de police, le Premier ministre reconnaît la difficulté de leur métier car, selon lui, "l’environnement sécuritaire actuel a fait évoluer les attentes que l’on a des forces de l’ordre".

En conclusion, il dit prendre l’engagement que "la lumière sera faite sur cette affaire qui a dévasté une famille, dans le respect de la dignité et de la séparation des pouvoirs."

Mais il ajoute : "En matière de migration, il faudra évoluer vers une politique plus cohérente au niveau européen. Et cela vaut pour tous les pays européens. J’assume la conviction du gouvernement sur le sujet".

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