La ministre Karine Lalieux lance aux jeunes : "N’ayez pas honte d’aller au CPAS"

Le mécanisme d’aide aux jeunes en difficulté financière démarre le 1er avril prochain. 24 millions d’euros ont été dégagés par le gouvernement fédéral pour venir en aide aux 18/25 ans durement frappés par un an de pandémie. Dans Matin Première ce mardi, la ministre en charge de la lutte contre la pauvreté Karine Lalieux lance aux jeunes : "Il n’y a pas de honte à être aidé pendant cette crise et à aller au CPAS."

30% des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale sont des jeunes

Même si 30% des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale sont des jeunes entre 18 et 25 ans, ce public ne franchit pas facilement la porte des Centre publics d’action sociale (CPAS). Mais la pandémie de Covid-19 et ses deux confinements ont eu raison de la stabilité financière que de nombreux jeunes s’étaient construite.

90.000 jobs étudiants ont été perdus pendant la pandémie de coronavirus et la recherche d’un premier emploi après la fin des études a été rendue ardue voire impossible, sans compter les lenteurs administratives liées à l’adaptation des services publics et sociaux à la pandémie. Résultat, après un an de Covid-19, et à l’instar d’autres groupes de population, la situation financière des jeunes a plongé ; certains tombant même dans la pauvreté.

Les CPAS, la clé de voûte

L’enquête de la Croix Rouge portant sur l’impact financier et psychosocial de la pandémie de Covid-19 en Belgique, publiée le 11 mars dernier, confirme cette évolution. Elle indique que la pauvreté s’est aggravée et qu’elle a touché de nouveaux publics parmi lesquels les jeunes, plus nombreux à faire la queue pour obtenir un colis alimentaire.


►►► A lire aussi : La pauvreté touche de nouveaux publics


"Le plan Zoom 18/25 est une réponse à cette crise", explique la ministre fédérale en charge de la lutte contre la pauvreté, la PS Karine Lalieux. 24 millions d’euros ont été dégagés pour que les CPAS aident spécifiquement les jeunes. Concrètement, les jeunes en difficultés sont appelés à prendre rendez-vous auprès des CPAS qui évalueront leurs besoins (alimentation, loyer, frais scolaire, facture énergie, internet…) et le montant d’une aide structurelle sera ainsi fixé.

"Il n’y a pas de honte à aller au CPAS"

"Passer par les CPAS était la seule solution parce que c’est là qu’on peut évaluer réellement les besoins des jeunes. Ceux qui en auront le plus besoin seront les plus aidés", précise Karine Lalieux. Et la ministre enchaîne : "Je dis aux jeunes : il n’y a pas de honte à être aidés pendant cette crise. Tout le monde est aidé pendant cette période de crise. Il n’y a pas de honte à aller au CPAS. […] Donner 24 millions à la jeunesse", conclut Karine Lalieux, "c’est investir dans l’avenir. Ce n’est pas de la dépense ni de l’assistance. C’est un investissement."


►►► A lire : les jeunes et l'épuisement pandémique


D’autres mesures ont été prises à côté de ces 24 millions à destination des CPAS et notamment la prolongation jusqu’au 31 décembre de la période d’utilisation du fonds Covid-19 de 125 millions d’euros ou encore la prolongation jusqu’à la fin de l’année scolaire des mesures de soutien aux étudiants boursiers.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK