La ministre Galant veut une SNCB plus efficace avec moins de moyens

Augmenter de 20% l'efficacité des services de la SNCB tout en réduisant de 20% ses moyens, tel est l'objectif que la ministre Jacqueline Galant voudrait imposer tant à la SNCB qu'à Infrabel. Un objectif bien au-delà des 9% de gain de productivité que le patron de la SNCB, Jo Cornu lui même, avait estimé réaliste. Et tout cela en maintenant les exigences d'amélioration de la ponctualité et du service au voyageur. Tout en rappelant que le montant des économies à réaliser par les deux entités reste fixé à 633 millions d'euros.

Des suggestions imposées ?

La ministre laisserait aux directions des deux entités le soin de définir les mesures à prendre pour y parvenir. Mais elle avancerait certaines pistes comme la réduction du personnel administratif, une nouvelle organisation du travail et une révision du statut davantage basé sur le mérite que sur l'ancienneté.

Côté investissements, l'idée serait de revoir la clé de répartition 60/40 en faveur de la Flandre, non pas sur les montants, mais sur le calendrier des travaux à réaliser, en permettant à la Wallonie de réaliser ses travaux sans attendre nécessairement que la Flandre ait achevé les siens.

Inacceptable pour les syndicats

Autant de mesures dont on ne connaît encore ni le détail ni l'ampleur. Mais au vu de ces informations, les syndicats vont, sans nul doute, se braquer. C'est déjà le cas de Marianne Lerouge, responsable générale de la CSC-Transcom qui estime que 20% d'augmentation de la productivité, c'est tout simplement irréaliste.

Michel Abdissi, président de la CGSP rail va plus loin encore. Pour lui, ce plan va se traduire par la suppression de 8000 emplois. De quoi rendre tout simplement la SNCB incapable d'assurer ses missions pour pouvoir prétendre ensuite qu'elle doit être privatisée. "C'est une déclaration de guerre", clame Michel Abdissi. Les syndicats décideront de leur réponse au plan de Jacqueline Galant après sa présentation, le 15 juillet prochain, au parlement fédéral. "Et elle sera à le mesure de la provocation !", prévient le président de la CGSP rail. 

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