La ministre Désir demande à son administration d'analyser les pratiques des écoles sur la gratuité scolaire

La ministre Désir demande à son administration d'analyser les pratiques des écoles sur la gratuité scolaire
La ministre Désir demande à son administration d'analyser les pratiques des écoles sur la gratuité scolaire - © MYCHELE DANIAU - AFP

La ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir (PS) a chargé son administration d'entamer une "investigation" sur les pratiques des écoles en matière de frais scolaires réclamés aux parents, ainsi que sur les possibilités qui leur sont offertes de contester ceux-ci, a-t-elle indiqué mardi.

Cette annonce marque le coup d'envoi par la nouvelle majorité PS-MR-Ecolo de ses efforts en vue de tendre à une meilleure "gratuité scolaire" en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ce chantier avait déjà été entamé par la majorité PS-cdH sous la précédente législature, mais limité seulement au maternel. Un décret interdit dorénavant qu'une série de dépenses de fournitures soit imputée aux parents, tout en plafonnant également les prix des certaines activités extérieures.

Le coût de ces seules mesures pour le maternel est évalué à 10 millions d'euros à charge de la FWB.

Pour l'enseignement primaire, et a fortiori pour le secondaire, le gros du travail reste encore à faire en matière de gratuité. Et celui-ci coûtera bien plus cher qu'en maternel, les besoins des enfants croissant avec l'âge.

Interrogée mardi en commission par le député Kalvin Soiresse Njall (Ecolo) sur les abus opérés par certaines écoles, la ministre Désir a indiqué avoir chargé son administration d'analyser les pratiques écoles en la matière, et d'examiner aussi les possibilités de recours offertes aux parents. Elle a ajouté vouloir parvenir aussi à l'avenir à une communication plus claire des écoles en la matière.

L'opposition PTB a profité du débat en commission pour annoncer le dépôt d'une motion pour empêcher dorénavant les directions d'écoles d'envoyer des huissiers chez les parents qui n'ont pas payé les frais scolaires qui leur sont réclamés.

Le texte sera soumis au vote de la séance plénière du Parlement prévue demain/mercredi.

Tant la Ligue des familles que le Délégué général aux droits de l'enfant dénoncent périodiquement la hauteur des frais scolaires imposés aux parents, ainsi que les pratiques mises en place par les directions pour recouvrer l'argent en cas de non-paiement.

Maxime Michiels (Ligue des Familles) sur la gratuité scolaire (07/09/2019)

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