La Ligue des Droits de l'Homme opère sa mue avec Olivia Venet à sa présidence

Olivia Venet, avocate pénaliste, est l'unique candidate en lice à la présidence de la Ligue des droits de l'homme. Dans quelques heures, elle sera "normalement" élue par l'Assemblée générale. 

"Je suis assez enthousiaste. Je vois qu'il y a beaucoup de défis à relever. Il y aura beaucoup de choses à faire, beaucoup d'enjeux qui vont se développer dans l'avenir et qui se développent déjà maintenant. Il y a bien sûr un peu d'appréhension dans tout ça mais je suis certaine qu'avec l'équipe tout va très bien se passer."

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Alexis Deswaef président encore actuel depuis 6 ans, a constaté des dégradations des acquis démocratiques en 6 ans, que les nouveaux défis se complexifiait. Il faut donc être sur tous les fronts, mais Olivia Venet se sent bien préparée grâce à son métier.

"Ce n'est pas nouveau que je m'investis dans la ligue, puisque j'ai présidé la Commission justice pendant de nombreuses années. Forcément, je connais ces thématiques. Maintenant c'est vrai qu'on a constaté un durcissement de la politique, notamment sur les questions de justice pénale et en matière de terrorisme, mais aussi sur les questions de migrations. Et quand j'entends les dernières déclarations du président de la N-VA, je trouve ça indécent et bien-sûr je suis inquiète. Je pense qu'il y aura beaucoup de choses à faire et qu'il faudra rester extrêmement ferme et jouer complètement le rôle de la Ligue, qui est d'être la gardienne des droits et libertés fondamentales de tous et toutes." 

Olivia Venet désire rester dans la continuité d'Alexis Deswaef, mais avec sa personnalité. Elle précise cependant que sur le fond des questions, "on prend des positions sur des sujets après avoir établi notre expertise et réfléchit". 

La ligue des droits... humains

Les questions comme l'égalité des genres, la lutte contre les discriminations et la protection de la vie privé sont des thèmes qui lui tiennent à cœur. "Il y a énormément d'enjeux avec les nouvelles technologies aujourd'hui."

Et justement, sur la question de l'égalité des genres, Olivia Venet n'est que la 3ème femme a accéder au poste de présidente de la Ligue en plus d'un siècle. "Je crois que les femmes doivent aussi oser se mettre en avant. Je trouve aussi que la ligue le permet, ce qui prouve qu'elle est capable d'avancer dans ce sens-là. Et elle est présente depuis bien longtemps sur ces questions d'égalité des genres et d'égalité homme-femme. Ce n'est pas quelque chose qui va apparaître avec ma présidence, ce serait d'ailleurs caricatural."

Sur la question de transformer "Ligue des Droits de l'Homme" en Ligue des Droits humains, est pour elle "un symbole important". "C'est une réflexion portée depuis longtemps au sein de la Ligue. Mais ça va au-delà du symbolisme et je pense que l'idée "des droits de l'homme", renvoie une image d'un homme blanc, d'un certain âge. La ligue des droits humains elle renvoie à quelque chose de beaucoup plus collectif et inclusif. Nos combats sont portés là-dessus."

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