La grève à la SNCB: la CGSP protestera contre le manque de personnel

Le patron de la SNCB s'en prend vivement aux syndicats en grève
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Le patron de la SNCB s'en prend vivement aux syndicats en grève - © ERIC LALMAND - BELGA

Le préavis de grève entrera en vigueur dimanche à 22 heures, et se terminera à la même heure lundi. Le mouvement a été initié par la CGSP. La CSC a décidé de ne pas s'y joindre. Le patron de la SNCB Jo Cornu s'en prend, lui, vivement aux syndicats qui lanceront premier grand mouvement de grève depuis son arrivée à la tête des chemins de fer belges.

La grève est une initiative de la CGSP et commencera dimanche à 22h00, pour 24 heures. Le syndicat proteste contre le manque de personnel, qui empêche les travailleurs de prendre leurs jours de récupération. Conséquence sur le rail: des trains vont effectivement circuler dans cette tranche-horaire de dimanche soir à lundi soir, mais en nombre limité. Des régions, des zones seront plus touchées que d'autres, celles où la CGSP est la mieux représentée, surtout en Wallonie.

Le souci, c'est le manque de personnel

La CGSP estime que le processus de recrutement du personnel est trop lent. Les départs ne sont pas tous et pas assez vite compensés par des engagements.
Dès lors, de nombreux cheminots ne peuvent prendre leurs congés ou jours de récupération à la période la plus demandée, juillet et août. Cette grève, finalement partielle, est très mal perçue par la direction, dont le nouveau patron de la SNCB: pour Jo Cornu, une telle action, le premier jour des vacances, nuit à l'image de la SNCB. Jo Cornu y voit la menace d'un nouveau scénario "Sabena", la compagnie aérienne déclarée en faillite en 2001.

En tant que patron des chemins de fer, Jo Cornu veut calculer exactement les dégâts puis les mettre sous le nez des syndicats, déclare-t-il aujourd'hui dans Het Belang van Limburg, la Gazet van Antwerpen et Het Nieuwsblad.

"Je ne laisserai pas passer ça comme ça"

"Je ne laisserai pas passer cela comme ça", prévient Jo Cornu. "Je n'ai pas envie d'un nouveau scénario Sabena." Le nouveau patron de la SNCB trouve la grève incompréhensible. "En faisant grève, les syndicats endommagent l'image de la SNCB. Ils sabotent leur propre entreprise. On peut vraiment se passer de cette grève."

Une concertation a eu lieu vendredi matin en interne au sein de la CSC, qui a décidé de ne pas participer à l'action. Le syndicat libéral SLFP Cheminots avait déjà indiqué qu'il n'appellerait pas ses membres à faire grève.

La SNCB informera en temps réels les voyageurs

La SNCB, qui s'attend à "de fortes perturbations" du trafic national et international le lundi 30 juin souhaite "en priorité informer au mieux ses voyageurs avant mais aussi pendant ce mouvement social", via les annonces en gare, son site internet, son application et son compte twitter, a-t-elle indiqué vendredi. "La SNCB comprend et regrette que ces actions sociales puissent perturber les trajets et projets privés et professionnels de ces voyageurs et souhaite en priorité informer ces derniers le mieux possible avant et pendant ce mouvement de grève. Elle mettra tout en œuvre pour restaurer le trafic ferroviaire le plus vite possible", a ajouté la société.

La CGSP-Cheminots a appelé à une grève de 24 heures de dimanche à 22 heures à lundi, même heure. La CSC et le syndicat libéral, eux, ne participeront pas à l'action.

RTBF avec Belga

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