La future application de tracing belge fonctionnerait par Bluetooth: "Les données resteront anonymes"

La future application de tracing belge fonctionnerait par Bluetooth: "Les données resteront anonymes"
La future application de tracing belge fonctionnerait par Bluetooth: "Les données resteront anonymes" - © Tous droits réservés

Conformément à ce que demandait le Conseil d'État, le gouvernement fédéral et les entités fédérées sont parvenues, mercredi, au cours d'une conférence interministérielle sur la santé, à un accord de coopération qui fixerait un cadre légal concernant la protection des données, à la fois pour le tracing manuel et pour une éventuelle application, a confirmé jeudi le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale.

Au début, les autorités avaient évoqué ce traçage via une application sur les smartphones des Belges. Le projet avait été mis de côté face aux critiques de la protection des données et de la protection de la vie privée et le système du call center avait donc été privilégié. Mais l’idée de l’application mobile revient.

Les neuf ministres de la Santé se sont en effet mis d’accord pour quand même développer ce traçage technologique.

Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing et Tracing en remplacement d'Emmanuel André, précisait ce vendredi dans Matin Première que cette solution viendrait en complément et non en remplacement du traçage téléphonique: "On ne va pas quitter le système manuel avec les call centers. Il faut savoir que pour avoir un contact tracing vraiment effectif, il nous faudra avoir les deux systèmes en même temps. Ça veut donc dire qu’on va certainement continuer le call center manuel, mais en même temps développer un système avec l’app pour le tracing".

Comme les nouvelles sont bonnes au niveau de l’épidémie en Belgique, ce call center n’a plus beaucoup de travail en ce moment pour contacter les personnes. Des tests de cette application devraient avoir lieu début juillet, qui fonctionnera par Bluetooth, et non par données GPS: "Il y a deux systèmes qui fonctionnent actuellement, explique Karine Moykens. En France, par exemple, il y a un système avec le tracking GPS, mais ce système-là, on préfère ne pas l’utiliser à cause du respect de la vie privée, parce que ça risque quand même de suivre les gens, où ils se trouvent et on saura où ils sont, et c’est quelque chose qu’on ne veut pas. On veut respecter le plus possible la vie privée. C’est donc pour cela qu’on va choisir le système où il y a les deux".

Via le Bluetooth, le système DP3T garantit selon elle que "toutes les données seront quand même anonymes et seront gardées sur des serveurs décentralisés". Reste à construire une interface utilisateur, pour laquelle un cahier des charges va être rédigé.

Souvent décrié, ce tracing est un élément essentiel de de prévention, rappelle Karine Moykens: "Avoir encore une fois un quasi lockdown est quelque chose qu’on ne supportera plus, ni pour notre santé mentale ni pour la vie économique. On doit donc tous prendre nos responsabilités, aussi bien avec l’hygiène, se laver les mains, la distance, mais si jamais on est infecté, il faut aussi connaître les gens que nous avons vus et que nous avons rencontrés. S’il y a quelqu’un qu’on connaît, ce n’est pas grave, on peut donner les coordonnées, mais quand on va par exemple sur des événements sportifs ou culturels, il y aura aussi des gens qu’on ne connaît pas, et c’est quand même aussi important qu’à ce moment-là on puisse tracer ces gens-là".

 

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