La fusion des cinq TEC en une seule société sur la table du gouvernement wallon

Le ministre Carlo Di Antonio
Le ministre Carlo Di Antonio - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Les transports en commun vont être réformés en Wallonie. Le ministre cdH Carlo Di Antonio l'avait déjà annoncé il y a quelques mois. Sa réforme devrait être concrétisée lors de la réunion du gouvernement wallon de ce jeudi. Qu'est-ce qui va changer aux TEC ?

La question revenait souvent : les TEC ont-ils besoin de 5 conseils d’administrations locaux plus un pour les chapeauter tous ? 85 administrateurs sont-ils indispensables pour gérer les lignes de bus wallonnes là où la Flandre se débrouille avec une seule société et 11 administrateurs ?

La réponse du ministre Di Antonio est résolument non. Au 1er janvier 2019, il n’y aura donc plus qu’un seul conseil d’administration et 15 administrateurs qui géreront les cinq sociétés TEC actuelles : Brabant wallon, Liège-Verviers, Namur-Luxembourg, Hainaut et Charleroi.

Comités locaux

Mais pour garder le contact avec le terrain, il y aura des comités locaux, constitués notamment des bourgmestres de chaque commune. Ils devront relayer les préoccupations locales et les faire remonter jusqu’au sommet du groupe, comme le faisaient les anciens administrateurs.

L’économie n’est pas énorme. On parle de moins de 300.000 euros par an. Mais le ministre espère surtout plus d’efficacité.

Les syndicats, eux, ont dit toute la méfiance que cette nouvelle organisation leur inspire d’autant qu’elle devrait aller de pair avec d’autres réformes comme le service minimum lors des grèves.

Pour le reste, dans l’immédiat et très pratiquement, aucun changement n’est prévu sur les lignes de bus.

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