La frégate "Louise-Marie" repart ce mercredi chasser les pirates somaliens

La frégate Louise-Marie repart ce mercredi combattre les pirates somaliens
La frégate Louise-Marie repart ce mercredi combattre les pirates somaliens - © Archive BELGA /JORN URBAIN/BELGIAN NAVY

La frégate "Louise-Marie" de la Marine appareillera mercredi après-midi à destination de la Corne de l'Afrique pour participer, pour la troisième fois, à l'opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie somalienne, mais elle devra encore attendre une décision politique du gouvernement pour y prendre véritablement part, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Selon le service de presse de la Défense, la frégate et ses 166 membres, placés sous le commandement du capitaine de frégate Hans Huygens, quitteront ce mercredi à 15h00 la base navale de Zeebrugge.

Le navire doit participer du 23 novembre au 9 février 2013 à Atalanta, la première opération navale jamais lancée par l'Union européenne. Le retour de la frégate à Zeebrugge est prévu pour la fin février 2013, a précisé la Défense dans un communiqué.

Le Conseil des ministres n'a toutefois pas encore formellement donné son aval à cette mission, la procédure d'approbation étant compliquée par les travaux budgétaires menés depuis trois semaines par le Comité ministériel restreint, qui rassemble les principaux ministres du gouvernement.

Dans l'attente d'un feu vert gouvernemental, le F931 Louise Marie (LoMa pour les marins) partira en direction de la Crête afin d'y peaufiner l'entraînement de l'équipage. Dans le pire des cas - l'absence d'aval du Conseil des ministres -, la frégate pourrait faire demi-tour, a indiqué une souce informée à l'agence BELGA.

Son départ, initialement prévu pour la mi-septembre, avait déjà été retardé par des ennuis techniques sur lesquels le ministère de la Défense est restée très discret.

Tests opérationnels

La frégate a passé avec succès les tests opérationnels exigeants de l'OTAN et est prête pour cette mission, assure toutefois le service de presse du département.

Les quatre composantes de la défense apportent leur contribution à cette mission. Le navire dispose en effet d'un hélicoptère Alouette III lui donnant une capacité d'intervention très rapide, dont l'équipage, provenant de la composante Air, compte cinq personnes. La composante médicale embarque six de ses membres à bord. Les équipes "Vessel Protection Detachments" (VPD) et les "boarding teams" (équipes d'abordage) sont composées de membres de la composante Marine et de la para-commandos de la composante Terre.

L'opération Atalanta (ou Eunavfor), lancée en décembre 2008 et prolongée jusqu'à la fin 2014, vise à protéger les navires du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Amisom (la Mission de l'Union africaine en Somalie qui contribue à renforcer l'autorité du gouvernement de Mogadiscio) acheminant de l'aide alimentaire destinée aux réfugiés en Somalie, mais aussi de protéger les autres navires "vulnérables" et de dissuader les actes de piraterie en patrouillant dans les zones à risque - une zone de l'océan Indien de deux millions de km2, grande comme l'Europe.

Plus de 1500 militaires provenant de sept pays européens y participent actuellement.

Outre l'UE, l'Otan est également présente dans l'océan Indien avec l'opération "Ocean Shield", tout comme une série de pays qui agissent de manière plus ou moins coordonnée avec les forces occidentales. La Russie a ainsi demandé la semaine dernière à la France l'autorisation de déployer sur sa base de Djibouti deux avions de reconnaissance Iliouchine Il-38 pour participer à la lutte contre la piraterie dans la région aux côtés d'appareils français.

Belga

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