La Flandre veut se débarrasser de l'amiante à risque, rien de tel prévu en Wallonie

La Flandre veut se débarrasser de l'amiante, rien de tel prévu en Wallonie
La Flandre veut se débarrasser de l'amiante, rien de tel prévu en Wallonie - © THIERRY ROGE - BELGA

La Flandre veut se débarrasser de l'amiante à risque d'ici 2040 et pour cela, le gouvernement a élaboré un plan d'action.  Progressivement, tous les produits à base d'amiante en mauvais état devront être démantelés. Des primes seront disponibles pour les interventions coûteuses.

De plus, un inventaire sera obligatoire lors de la vente d'un immeuble datant d'avant 2001. Par contre, côté francophone, rien de tel, on s'en tient toujours à la réglementation fédérale qui ne concerne que l'amiante sur le lieu de travail.

"Un cadastre de l'amiante"

En tant qu'ingénieur conseil en amiante, Vincent Druart réalise des inventaires et se réjouit de la décision du gouvernement flamand d'étendre aux habitations des particuliers l'obligation de réaliser un inventaire, jusqu'ici réservé aux lieux susceptibles d'accueillir des travailleurs.

"L'obligation de procéder à un inventaire amiante de l'ensemble des bâtiments permettra de créer un cadastre de l'amiante partout. Ce qui permettra d'établir le plan de gestion à court, moyen et long terme", explique-t-il. 

En Flandre, on saura donc ce qui pose problème dans une habitation et on pourra obliger les propriétaires à assainir. Pour l'instant ce n'est pas le cas. Il peut tout laisser en place ou tout enlever lui-même sans prendre de précautions.

"Si quelqu'un décide de retirer du calorifuge sans masque, sans protection, d'en foutre partout, c'est à ses risques et périls. Malheureusement il risque d'en propager à l'extérieur aussi pour son voisinage", précise-t-il.

Il y a peu, la Wallonie a pris une mesure visant les citoyens : ils peuvent être poursuivis s'ils passent leur toit en amiante au karcher.

Le défi de l'amiante aujourd'hui se situe surtout chez les particuliers, qui souhaiteraient par exemple rénover par eux-mêmes un bâtiment amianté des années 70.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK