La Flandre augmente unilatéralement les quotas d'étudiants en médecine et dentisterie

Le gouvernement flamand a décidé vendredi d'autoriser 1.276 étudiants en médecine et 180 étudiants en médecine dentaire à entamer leur cursus universitaire en Flandre, un nombre dans les deux cas plus élevé que le quota fixé par le gouvernement fédéral, a-t-il annoncé.

Ces quotas sont trop faibles pour répondre aux besoins de la Flandre en matière de soins, a expliqué le ministre de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA).

"La Flandre était la meilleure élève de la classe, mais nous avons été mis de côté à maintes reprises. Nous augmentons donc nous-mêmes le quota de médecins", a-t-il expliqué vendredi.

Les quotas autorisés par le fédéral - objet d'éternelle discorde entre les différents niveaux de pouvoir - sont de 929 étudiants en médecine et 136 en dentisterie.

Face à la volonté de la ministre fédérale de la Santé et des Affaires sociales démissionnaire, Maggie De Block (Open Vld), de contingenter l'attribution des numéros INAMI - qui octroient le droit au patient à un remboursement - pour l'entrée dans ces deux professions à l'issue des études, tant la Flandre que la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ont introduit un examen d'entrée précédant l'inscription aux études de premier cycle (et, dans certains cas, du deuxième cycle) en sciences médicales ou en sciences dentaires.

Du côté flamand, la N-VA a régulièrement accusé Mme De Block de "clémence" à l'égard de la FWB, qui permet à davantage d'étudiants d'entamer leurs études, ce qui produit, selon les nationalistes flamands, un excès de médecins du côté francophone.

"Le mauvais élève était récompensé deux fois, le bon élève puni deux fois. Nous n'entrons plus dans ce jeu-là", a commenté vendredi M. Weyts pour justifier la décision prise par l'équipe du ministre-président Jan Jambon.

Lors de la prochaine année académique (2020-2021), 1.276 étudiants seront autorisés à entamer des études de médecine et 180 étudiants de dentisterie, en partant du principe que tous ne réussiront pas ou n'exerceront pas la profession. Il s'agit d'une hausse de respectivement 10 et 22% par rapport à l'année en cours. Le quota fédéral avait été fixé à 929 et 136 places.

Selon M. Weyts, le gouvernement flamand "fera tout ce qui est possible pour que tous les diplômés obtiennent un numéro INAMI, comme cela se produit à chaque fois pour les diplômés francophones".

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