Enseignement: le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles continue à travailler pendant la crise

Si la crise menace de paralyser nombre de chantiers législatifs au Parlement wallon, il y a en revanche moins d'inquiétude pour les promoteurs du pacte d'excellence dans l'enseignement à la fédération Wallonie-Bruxelles.

PS et cdH continuent à travailler. Rudy Demotte (PS), le ministre-président, les ministres de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (cdH), Jean-Claude Marcourt (PS) et Isabelle Simonis (PS) ont rencontré les partenaires sociaux pour signer un protocole d’accords sectoriels pour l’enseignement obligatoire, supérieur et de promotion sociale. Il porte notamment sur les moyens dégagés pour engager du personnel administratif qui viendra en aide aux directions.

Une enveloppe de 130 millions d'euros

Ce protocole d'accords sectoriels doit orienter les politiques dans l'enseignement obligatoire, supérieur et de promotion sociale. L'enveloppe globale dégagée s'élève à 130 millions d'euros pour les années 2017 et 2018, indique le cabinet du ministre-président francophone Rudy Demotte.

Le texte signé mardi par les ministres compétents et les partenaires sociaux (à l'exception du SLFP Enseignement et du SEGEC) prévoit notamment le maintien du mécanisme actuel de départ anticipé à la pension pour les enseignants.

L'exécutif francophone s'engage dans ce cadre à défendre les intérêts de ceux-ci lors des discussions portant sur la réforme des pensions. "Clairement, on attend du ministre Bacquelaine qu'il infléchisse ses positions", précise le cabinet Demotte.

Le protocole encadre également le recrutement de personnel supplémentaire dans l'enseignement fondamental. Il s'agit par exemple, des moyens accordés pour engager 400 à 500 équivalents temps plein pour décharger les directions de l'enseignement fondamental de taches administratives ou les moyens pour engager du personnel enseignant pour un meilleur encadrement en maternel. 

Dans le supérieur, 90 équivalents temps plein seront engagés, notamment afin d'assister les étudiants dans leur programme d'étude.

Mais l'accord sectoriel signé ce mercredi matin concerne aussi des mesures extérieures au pacte d'excellence comme le maintien du mécanisme de départ à la pension.

Ces accords étaient négociés depuis le mois de février pour le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il était donc important de les signer, quel que soit le contexte politique. Mais le ministre président Rudy Demotte insiste, cet accord doit être respecté même si le gouvernement change...

Gouvernement et syndicats satisfaits

Rudy Demotte se félicite d'un accord "ambitieux", tandis que le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt salue "une avancée fondamentale pour le personnel académique".

Le gouvernement PS-cdH "se réjouit de libérer une enveloppe de 130 millions pour ces accords". "Ces accords sont ambitieux et apportent des réponses aux besoins exprimés à celles et ceux qui au quotidien s’investissent dans la formation des jeunes et des citoyens. Nous soutenons ce protocole qui vise à l’amélioration des conditions de travail du personnel de l’enseignement et de facto, la qualité et l’accessibilité de l’enseignement dans l’intérêt des élèves et des étudiants", s’est réjoui Rudy Demotte.

Les syndicats semblent satisfaits : "Il a y du positif et du négatif. Le maintien des fins de carrière alors qu'on veut revoir tous les dispositifs au niveau fédéral était pour nous un élément important et qui a pesé beaucoup pour l'approbation de ce protocole", explique Eugène Ernst (CSC Enseignement) qui regrette cependant l'absence d'avancées sur la revalorisation du pouvoir d'achat après les mesures concernant le saut d'index décidées au fédéral.

Olivier Bouillon de la CGSP insiste sur la différence qu'il existe entre ce protocole d'accords sectoriels et le pacte d'excellence, auquel son organisation avait dit non.

Parmi les partenaires sociaux, la CNE Enseignement se dit satisfaite de l'accord, même si le protocole ne répond pas à toutes ses revendications. Le syndicat ajoute qu'il restera attentif à l'affectation des montants dégagés et à la mise en application des mesures arrêtées. Le SLFP Enseignement a quant à lui refusé de signer le protocole, qu'il considère comme faisant double emploi avec d'autres textes précédemment adoptés.

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