La FEB souhaite un accord sur le droit de grève avant la fin de l'année

Pieter Timmermans est l'administrateur délégué de la FEB, ici en mars 2017 à la table du gouvernement fédéral.
Pieter Timmermans est l'administrateur délégué de la FEB, ici en mars 2017 à la table du gouvernement fédéral. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a fait part de ses propositions de rentrée en vue des négociations à la fin de cette année d'un nouvel accord interprofessionnel (AIP). Elle souhaite notamment qu'un accord intervienne au sein du Groupe des 10 au sujet du droit de grève. 

La FEB a fait appel à un bureau d'étude pour cerner avis des employeurs et des travailleurs sur le droit de grève

"Nous voulons améliorer le gentlemen's agreement de 2002 au nom du principe, reconnu internationalement, que le droit de grève n'est pas absolu, mais qu'il doit être en équilibre avec le droit de travailler. Quelles actions sont permises et lesquelles pas? Quelles procédures faut-il suivre en cas de grève? Quelles responsabilités doivent être prises en cas de grève? Ce sont quelques-unes des questions qui devront être clarifiées à la table des négociations. Une loi sur le droit de grève est envisageable, mais un accord au sein du Groupe des 10 est souhaitable", estime Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la FEB, cité dans un communiqué.

Enquête à l'appui, la fédération patronale souligne que 97% des employeurs seraient d'avis que le droit de grève ne peut pas empêcher les non-grévistes de travailler et que les employeurs et les syndicats doivent conclure des accords clairs à ce sujet. Un avis qui seraient partagé par 85% des travailleurs sondés par le bureau d'études IVOX.

S'agissant de l'AIP, l'enquête commandée par la FEB à IVOX indique que 35% des travailleurs souhaiteraient que l'on mise davantage sur les aspects qualitatifs du travail, plutôt que sur une augmentation salariale pour tous les travailleurs (25%). Et 13% opteraient pour plus de flexibilité dans l'organisation du travail. Du côté des entreprises, on veut miser sur plus de flexibilité sur le lieu de travail (42,6% selon le bureau), mais on évoque aussi les aspects qualitatifs du travail (30%) et la concrétisation de la marge salariale autrement qu'en cash (11,5%: via le 2e pilier de pension ou un budget mobilité). A peine 2,8% des entreprises sondées seraient en faveur d'une augmentation salariale généralisée.

Exécuter le "deal pour l'emploi"

"La FEB a deux objectifs pour les prochaines négociations interprofessionnelles: premièrement, nous voulons conclure un accord qui ne compromet pas la compétitivité de nos entreprises. Nous ne pouvons anéantir les efforts des dernières années. Par ailleurs, je trouve important de conclure un accord entre partenaires sociaux. Je suis totalement partisan de la concertation sociale et pas du conflit social", poursuit Pieter Tiemmermans, qui juge par ailleurs "essentiel" que le "deal pour l'emploi", décidé cet été par le gouvernement fédéral, "soit exécuté rapidement et dans les moindres détails". La FEB rappelle à cet égard que la Belgique comptait, au premier trimestre 2018, plus de 140.000 postes vacants.

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