La dette de la Fédération Wallonie-Bruxelles : situation sérieuse, pas inéluctable

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles fait, cet après-midi, sa rentrée sur fond d’alarme : on parle beaucoup de la dette de la Fédération qui serait en train d’exploser à cause de l’enseignement.

Une dette de 3 milliards d’euros en 1999 et peut-être 12 milliards dans 5 ans. S’il faut prendre les chiffres avancés par le CERPE au pied de la lettre, il est temps de réagir.

Mais on se trompe si l’on croit que cet exercice annuel des chercheurs de l’Université de Namur est une prévision inéluctable. Ce n’est pas sa vocation. Ce n’est même pas ce qu’il prétend être. Le document qu’ils ont publié permet en réalité d’anticiper un des avenirs possibles en partant du principe qu’aucune mesure n’est prise, que recettes et dépenses d’aujourd’hui seront celles de demain. Bref, qu’aucune décision n’interviendra plus d’ici 5 ans. Ce qui est nier l’essence-même de la politique.

Le travail a toutefois le mérite d’établir un constat où les décideurs peuvent trouver matière à réflexion et à réaction. D’autant qu’il est clair que certaines dépenses vont croître par exemple parce que le nombre d’élèves va augmenter, parce que le Pacte d’excellence à un coût et que la réforme de l’Etat pèse aussi sur les finances.

La situation est donc sérieuse et elle appelle une réaction. Elle démontre aussi le besoin de prendre des décisions avec une vue qui regarde plus loin que le prochain horizon électoral.
 

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