La dépénalisation complète de l'avortement revient au parlement

La dépénalisation complète de l'avortement revient au parlement
La dépénalisation complète de l'avortement revient au parlement - © ERIC LALMAND - BELGA

Le dossier de la dépénalisation complète de l'avortement revient au parlement. L'avis du Conseil d'Etat est désormais connu. Pas d'objection particulière.

Ce midi, en conférence des présidents, les chefs de groupe des différents partis de la Chambre se pencheront sur la question de savoir si le texte pourra ou pas être déjà voté demain en séance plénière.

Côté francophone, seul le cdH est opposé à une partie du texte et son discours n'a pas changé. Catherine Fonck, la cheffe de file centriste voit dans ce texte des points positifs, notamment la fin des sanctions pénales pour les femmes et le passage du délai de réflexion de 6 jours à 48 heures. Par contre, il n’est pas question d’accepter que des interruptions volontaires de grossesse puissent être autorisées jusque 18 semaines, contre 12 pour l’instant. Catherine Fonck : "Je crois que ce qu’il fallait surtout, c’était prendre en compte des situations qui aujourd’hui sont difficiles, parfois dramatiques, mais ça ne justifie en rien qu’on étende cette règle jusqu’au cinquième mois de grossesse sans raison médicale, parce qu’alors pour le fœtus c’est trop tard, mais à la fois aussi pour la femme, on lui fait prendre des risques pour les grossesses futures qui sont des risques pas du tout raisonnables".

Le débat risque d’être à nouveau agité à la chambre. Si le cdH est la seule formation francophone à s’opposer à une partie du texte, du côté flamand, le Vlaams Belang, la N-VA et le CD&V sont également opposés et se disent toujours prêts à tout pour éviter un vote.

Sujet du JT du 29/02/2020

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