La délivrance d'un permis d'urbanisme à l'ambassade de Chine fâche Woluwe-Saint-Pierre

La délivrance d'un permis d'urbanisme à l'ambassade de Chine fâche Woluwe-Saint-Pierre
La délivrance d'un permis d'urbanisme à l'ambassade de Chine fâche Woluwe-Saint-Pierre - © THIERRY ROGE - BELGA

La commune de Woluwe-Saint-Pierre s'est dite stupéfaite d'apprendre la délivrance par la Région Bruxelloise du permis d'urbanisme demandé par l'ambassade de Chine concernant un terrain situé sur le territoire de la commune, avenue Bois du Dimanche numéro 14. Parlant d'un "projet pharaonique" demandé à la Région par l'ambassade qui envisage de construire un immeuble de 21 logements pour y loger son personnel, elle a annoncé qu'elle introduirait tous les recours possibles contre l'octroi de ce permis, aux côtés des riverains.

En commission de concertation, le 22 octobre dernier, Woluwe-Saint-Pierre avait rendu un avis défavorable jugeant le projet, "totalement disproportionné par rapport au caractère résidentiel du quartier" et en dérogation sur onze points du Règlement Régional d'Urbanisme.

"L'avenue du Bois du Dimanche est une rue composée exclusivement de maisons unifamiliales dans un environnement verdoyant. Ce que demande l'Ambassade de Chine est un paquebot de 16 mètres de haut sur 1000m² au sol. Aucun particulier ou privé ne recevrait l'aval régional pour une telle demande", a affirmé l'échevin de l'Urbanisme de la commune, Alexandre Pirson.

Deux poids, deux mesures

De son côté, le bourgmestre Benoît Cerexhe a déploré que la Région bruxelloise n'aie de cesse d'imposer toute une série de nouvelles contraintes à ses habitants, "mais elle n'en a cure lorsqu'il s'agit de l'ambassade de Chine".

L'octroi de ce permis par la Région ouvre la porte à une dénaturation complète de la typologie du quartier et contribuera vraisemblablement à la poursuite de l'exode des classes moyennes en dehors de la Région, soutiennent l'échevin et le Bourgmestre.

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