La dégressivité des allocations de chômage est gelée du 1er avril au 30 juin

Un bureau de l'Onem
Un bureau de l'Onem - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

La dégressivité des allocations de chômage sera gelée du 1er avril au 30 juin en raison de la crise liée au coronavirus, a indiqué mercredi la ministre de l'Economie, Nathalie Muylle, en commission de la Chambre. Un arrêté royal va être publié.

Compte tenu de la situation, les demandeurs d'emploi ne sont pas en position de postuler. La mesure est prévue actuellement pour une période de trois mois, du 1er avril au 30 juin. Une prolongation sera envisagée si nécessaire.

Les personnes bénéficiant actuellement du "statut d'artiste" verront le délai (un an) dans lequel ils doivent justifier leur travail pour le maintien de leurs droits prolongé.


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D'autres mesures sont sur la tables des partenaires sociaux réunis au sein du groupe des 10, a indiqué la ministre Muylle (CD&V) en réponse aux parlementaires de la commission. Il est notamment proposé de neutraliser les heures prestées par les étudiants jobistes pendant cette période de trois mois, afin qu'elles ne soient pas comptabilisées dans leur limite annuelle fixée à 475 heures, d'autoriser un quota d'heures supplémentaires exonérées de cotisations sociales et fiscales ou encore d'une suspension temporaire de limite pour les contrats à durée déterminée. Ces mesures font l'objet de discussions entre les partenaires du groupe 10, qui s'exprimeront mercredi soir, a indiqué M. Muylle.

Par ailleurs, la ministre a ajouté que selon les premières estimations 900.000 personnes toucheront une allocation de chômage temporaire - partiel ou complet - pour le mois de mars, pour un montant d'environ 960,8 millions d'euros. Ces allocations devraient avoir été versées d'ici la fin de la semaine, a-t-elle assuré.

Enfin, les services d'inspection sociale poursuivent leur travail, de façon proactive mais aussi sur base de plaintes. Plus de 700 plaintes entre autres pour non-respect des mesures ont été enregistrées. 750 contrôles ont été menés à distance et 328 sur place, dont 280 ont permis de constater des infractions. Vingt entreprises ont été fermées et 52 ont bénéficié d'un délai pour se mettre en ordre.

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