La déclaration de politique régionale présentée par Willy Borsus au Parlement wallon

La déclaration de politique régionale présentée par Willy Borsus au Parlement wallon
La déclaration de politique régionale présentée par Willy Borsus au Parlement wallon - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Voici dans son intégralité le texte de la déclaration de politique générale qu'a lue le nouveau ministre-président Willy Borsus au parlement wallon ce vendredi.

"Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Notre Wallonie mérite une politique audacieuse, du courage politique et un engagement de tous les instants.

C’est le sens de la démarche que nous portons aujourd’hui avec cette nouvelle majorité.

Ma famille politique a souhaité répondre à l’appel lancé par le cdh pour changer de cap et pour mettre en œuvre une meilleure gouvernance. Le Gouvernement qu’avec votre confiance, j’aurai le privilège et l’honneur de présider, résulte de la convergence de vues existant entre nos deux formations.

Sa philosophie générale a été enrichie des discussions fructueuses menées ces dernières semaines avec le parti Ecolo. Je pense que, au sein même du parti socialiste, des hommes et des femmes aspirent aux changements que nous appelons. Je suis persuadé que, tous ensemble, majorité et opposition, nous pourrons trouver certains terrains d’entente pour réformer la Wallonie comme elle le mérite.

La Wallonie a besoin de simplification et de transparence.

Il est grand temps de simplifier, d’uniformiser et de rationaliser nos structures institutionnelles pour rendre confiance aux citoyens et pour redonner une force considérable aux leviers de la puissance publique.

Nous voulons une Wallonie plus forte.

L’addition des forces des hommes et des femmes qui la composent est le socle de la force de notre Région.

Libéraux et Humanistes, nous avons en commun la volonté de mettre l’humain au fondement de toute chose. Nous voulons libérer les forces créatrices qui se trouvent dans chaque citoyen et chaque citoyenne.

Une Wallonie plus forte, c’est une Wallonie qui ne perd pas trop de temps à s’interroger sur ce qu’elle est. Une Wallonie plus forte, c’est une Wallonie qui se préoccupe plutôt de la direction qu’elle doit suivre.

Soyons lucides. Beaucoup de citoyens accusent le monde politique de s’être déconnecté des problèmes qu’ils rencontrent. Nous devons les écouter et nous retrousser les manches.

Comme le disait le grand président Thomas Jefferson : " Vous voulez savoir qui vous êtes ? Ne passez pas votre temps à vous le demander. Agissez ! L’action vous déterminera et vous définira ".

Nous voulons aussi une Wallonie libre et des entrepreneurs respectés !

L’emploi est pour nous une priorité absolue.

Plus d’emplois créés, c’est d’abord plus de bien-être pour tous mais aussi plus de richesses créées et donc plus de richesses à partager.

Vous me direz peut-être que la création d’emploi, c’est là le but de tout Gouvernement. Et c’est exact. Mais, pour y parvenir, il faut s’en donner les moyens.

Pour cela, il faut des mesures économiques, bien sûr, et j’y reviendrai. Mais, il faut aussi et surtout raviver la confiance. Il faut recréer un lien avec le citoyen. Et cela ne peut se faire que par un renouveau démocratique.

Avec tous les bâtisseurs d’avenir, nous entendons poser les fondations d’une ère nouvelle, libre et responsable. Celle de l’éthique, de l’efficacité, de la performance et de l’assainissement de la vie publique. Il est temps de mettre fin aux abus qui, à juste titre, écœurent les citoyens. Le gaspillage des deniers publics est inadmissible et nous le pourchasserons. Chaque Euro dépensé doit être un Euro efficient au service des Wallons.

Notre projet de refondation de la gouvernance s’articule en quatre volets clés : la transparence, la participation, la responsabilité et la performance.

Tout d’abord, nous allons restaurer la transparence des décisions, l'identification claire du décideur, la lisibilité des réglementations, la simplicité des dispositifs mis en place et leur contrôle.

Deuxièmement, nous allons renforcer la participation des citoyens. Fondamentalement, l'initiative appartient aux citoyens, qu'elle soit économique, sociale, culturelle, environnementale ou éducative. Cela implique notamment de supprimer, dès 2019, l’effet dévolutif de la case de tête ainsi que l’existence de candidats suppléants aux élections régionales, afin de diminuer l’influence des partis politiques sur la détermination des élus. S’il est nécessaire de remplacer un parlementaire, celui-ci sera remplacé par le candidat non-élu suivant dans l’ordre électif. Cela implique aussi de renforcer la proportionnalité en élisant une partie des députés sur base d’une circonscription régionale tout en adaptant la taille des circonscriptions pour veiller à une représentation sociologique de toutes les réalités territoriales. Nous voulons un système électoral participatif moderne qui veille à la meilleure représentativité de toutes et de tous.

Troisièmement, nous plaidons pour plus de responsabilité. Le statut du mandataire - élu ou désigné - doit évoluer pour renforcer sa responsabilité personnelle. Des règles plus strictes doivent être développées et contrôlées afin d’éviter tout abus. Ainsi, les mandats directement dérivés de l’exercice d’un mandat exécutif local ne seront plus assortis de rémunérations complémentaires : ils font pleinement partie de l’exercice du premier mandat.

Enfin, et quatrièmement, nous entendons accroitre significativement la performance de nos institutions. Les institutions sont trop complexes, trop nombreuses et trop coûteuses. Elles seront drastiquement simplifiées. Cette réduction des outils et des organismes publics sera mise en place, entre autres, dans le domaine économique, de l’emploi, du logement ou encore du transport public. Les différents organismes doivent être contrôlés par la Cour des Comptes quant à leurs activités et leurs modes de rémunération. Les organes redondants ou superflus seront supprimés. Le nombre d’administrateurs sera considérablement réduit. Aucune rémunération ne pourra être accordée pour les organes non décisionnels.

Les institutions provinciales seront réformées mais en veillant à assurer la continuité des services rendus par ces institutions et par le personnel qui les assure et en analysant finement chaque compétence afin de déterminer si elle doit être transférée à la Région, aux Communautés, aux communes ou communes associées.

Nous pensons qu’une administration reconnue pour son efficacité et sa transparence est indispensable à la confiance du citoyen. Nous réformerons aussi la fonction publique en la dépolitisant, en valorisant l’excellence et la compétence de nos agents, en objectivant les recrutements de l’administration et en mettant en place un mécanisme d’audit unique.

Nous pensons aussi que l’initiative citoyenne a démontré son efficacité dans notre pays et en particulier dans notre région. Elle s’est concrétisée par des hôpitaux, des lieux de vie pour les personnes âgées ou porteuses d’un handicap, des services de qualité rendus au domicile, des associations sportives, et la liste pourrait être encore plus longue.
L’initiative citoyenne doit être valorisée. L’application de la charte associative qui assure la différenciation entre opérateur et régulateur, l’objectivation de l’octroi des subsides, la simplification administrative sera de stricte application, enfin … !

Notons aussi la diminution du nombre de Ministres wallons et la réduction des coûts des cabinets.

Voilà des conditions indispensables à la mise en œuvre de la dynamisation de notre politique économique et sociale.

Pourquoi est-il nécessaire de redresser l’économie wallonne ?

Avec un taux de chômage deux fois supérieur à celui de la Flandre, avec un taux d’emploi de 62,2%, avec un wallon sur cinq qui se trouve en situation de pauvreté, avec 65.443 bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale, il n’est plus seulement nécessaire de redresser l’économie wallonne, il est vital d’offrir un véritable projet de vie à tous les Wallons et à toutes les Wallonnes.

Depuis 2000, le Contrat d’avenir ainsi que les plans Marshall successifs ont jeté les bases de nouvelles perspectives économiques et de recherche. Nous entendons affiner le Plan Marshall au travers de déclinaisons.

La priorité, avons-nous dit, c’est l’emploi. Pour ce faire, nous voulons exploiter et compléter les réformes du Gouvernement fédéral.

Nous sommes résolument optimistes car nous entendons miser sur un moteur formidable : la jeunesse. Le conservatisme et le fatalisme sont interdits quand on parie sur la jeunesse.

Nous avons en Wallonie une jeunesse créative qui a soif d'entreprendre. Nous voulons développer un environnement favorable à l'entrepreneuriat en insufflant la confiance en soi et en l'avenir. Ces jeunes entrepreneurs seront valorisés en facilitant l'éclosion d'idées nouvelles et la création d'entreprises. Nous voulons systématiser dans les hautes écoles et universités les structures d'accompagnement des étudiants-entrepreneurs en leur donnant la possibilité de recevoir les conseils d'experts en différents domaines (finances, comptabilité, gestion, etc.), en complémentarité avec le statut d'étudiant-entrepreneur développé au niveau fédéral. Et je tiens à souligner que je pense ici à tous les entrepreneurs, à la tête de commerces, de PME, dans le secteur marchand et non marchand.

En poursuivant et intensifiant la politique des pôles de compétitivité, nous entendons réindustrialiser la Wallonie. Une politique d’industrialisation offrant des emplois ouvriers et employés ne peut se concevoir que dans un contexte élargi englobant tout l'écosystème dans lequel évoluent les entreprises : la recherche et l'innovation, la formation, les aides diverses aux entreprises (financement, croissance, internationalisation). Il importe également d’offrir aux entreprises suffisamment d’espaces pour assurer leur développement et de faciliter leur installation par des procédures souples et rapides telles que prévues par le nouveau Code du Développement Territorial.

A cet égard, les outils économiques wallons sont un élément essentiel du redéploiement de la Wallonie. Mais ils seront profondément réorganisés. Une nouvelle architecture sera prévue qui assurera une plus grande cohérence, une plus grande lisibilité et une plus grande accessibilité pour les entreprises, plus particulièrement nos PME, dans une logique de guichet unique. Dans un premier temps, la mise en place de services communs permettra de limiter les frais de structure. Les outils dont la plus-value n’est pas démontrée seront supprimés.

Dans les différentes politiques de soutien et de simplification qui seront mises en place, une attention particulière sera accordée aux PME, aux commerçants, aux artisans.

Les secteurs sociaux et culturels conjuguent la création de l’emploi et la réponse à des services indispensables à la qualité de vie des citoyens. Au travers de la réforme des mécanismes de soutien à l’emploi dans les secteurs sociaux, de santé et globalement dans les politiques de la Communauté française (enseignement, culture, jeunesse, …), nous pourrons pérenniser et renforcer le développement de ces secteurs.
La Politique en matière de Recherche doit constituer un des leviers majeurs du redéveloppement socio-économique régional, mais également un lien fort entre Région wallonne, Fédération Wallonie Bruxelles et Région de Bruxelles-Capitale. Une politique de spécialisation intelligente et de simplification des procédures sera appliquée tout en assurant la transparence et l’objectivation tant des procédures que des décisions d’octroi

L’agriculture constitue un secteur économique essentiel. Nous voulons rendre nos exploitations les plus autonomes possibles via la poursuite de cinq axes stratégiques :

• Favoriser un revenu juste et équitable aux agriculteurs ;
• Favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs ;
• Valoriser les produits locaux et renforcer la qualité de nos produits ;
• Préserver nos ressources en l’inscrivant dans la transition écologique ;
• Et, enfin, renforcer la simplification administrative au profit des agriculteurs.

Nous sommes persuadés que l’ouverture au monde est indispensable tant au niveau politique qu’économique. Jusqu’en 2010, les exportations wallonnes représentaient plus de 20% du total belge, un pourcentage qui n’a fait que diminuer depuis lors. Ce constat appelle une remise à plat de la politique publique de soutien aux exportations et à l’attractivité pour les investisseurs. L’accord intra-belge survenu en amont de la signature du CETA sera pleinement respecté quant à la saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne sur la compatibilité du système de règlement des différends avec les Traités européens. La Région œuvrera à la mise en place d’une véritable Cour multilatérale permanente de l’Investissement, qui constituera à terme la juridiction en charge du règlement des litiges entre investisseurs et Etats.

Notre projet de Gouvernement est authentiquement social. Il est d’abord social parce que, par tous les moyens, il veut engager chaque Wallon vers le marché de l’emploi. Rendre son autonomie financière au citoyen est un projet social. Permettre à tous de reprendre son destin en main est un projet social. Il est social aussi car jamais un Gouvernement n’a ouvert de telles perspectives en matière d’environnement, j’y reviendrai. Il est social, enfin, parce que nous renforçons les politiques de santé, de réponses aux besoins du vieillissement, j’y reviendrai également.

De grands chantiers s’ouvrent à nous. Il faut impérativement remettre les outils de la politique de l’emploi sur de bons rails. Les filières de formation mises en place par le FOREM et ses partenaires seront régulièrement évaluées, réorientées et renforcées afin de mieux anticiper les besoins des demandeurs d’emploi, des entreprises et les métiers d’avenir. Une priorité sera accordée à la formation en alternance, qui combine la formation théorique et la pratique concrète en milieu professionnel. Cette priorité de l’alternance sera mise en œuvre en collaboration étroite et dans le cadre défini par le Pacte pour un enseignement d’excellence. Chaque demandeur d’emploi bénéficiera rapidement d’un accompagnement avec un conseiller-référent qui élaborera avec lui un projet professionnel personnalisé dont un suivi continu sera assuré.

Les politiques les plus efficaces pour lutter contre la pauvreté sont avant tout l’accès à l’emploi, l’accès à un logement et à des services et des soins de santé de qualité. La dynamique de lutte contre la pauvreté sera renforcée via une vision transversale et un enrichissement mutuel entre les acteurs de terrain et les administrations wallonnes.

L’amélioration constante de l’état de santé, au sens de l’OMS, de notre population est un objectif essentiel pour notre Gouvernement. Cela passe par diverses mesures phares de notre programme de Gouvernement.
La première est la prise en compte des évolutions démographiques et du vieillissement de la population. A cette fin, l’assurance autonomie sera un instrument clé du bien-être de notre population, que ce soit au domicile ou en résidence.
L’accès aux soins de santé de qualité tant du point de vue de la première ligne de soins (médecins généralistes, infirmiers, …) que des soins aigus pris en charge à l’hôpital sera concrétisé par deux axes importants : le soutien aux médecins généralistes et l’appel pour la mise en œuvre d’un plan de construction des hôpitaux.
Pour terminer avec l’axe de la santé, comme pour toute action sociale, c’est la prévention qui est la meilleure manière d’assurer la santé de la population et de réduire les dépenses de soins de santé. Un plan ambitieux de prévention sera concrétisé.

Nous amplifierons le parcours d’intégration en le rendant plus efficace, assorti d’un système de sanctions. Notre société est accueillante, pluraliste et solidaire, mais le respect de nos valeurs et de nos principes démocratiques, modernes, et de notre liberté, est fondamental.

Le logement étant le premier et le principal rempart contre le risque de paupérisation, il sera au centre de nos préoccupations. Ainsi, une politique volontariste d’accès à la première propriété sera menée tant via un abattement forfaitaire du taux de droits d’enregistrement que par la mise en place d’un mécanisme de prêts jeunes permettant aux primo-propriétaires d’emprunter à taux zéro les montants des frais d’achats, de plus en plus régulièrement exclus des prêts hypothécaires.

Notre projet de Gouvernement est social car il se préoccupe des générations futures. Nous n’enverrons pas la facture à nos petits-enfants. La situation des finances publiques wallonnes est une préoccupation majeure du Gouvernement. Grâce des finances publiques assainies, le coût de l’endettement sera maîtrisé. L’établissement d’une trajectoire de retour à l’équilibre structurel et d’une trajectoire de désendettement, constitue une de nos priorités. A cet égard, le comité de Monitoring sera rendu effectif. Il s’agira entre autres d’intégrer à sa mission la projection de l’évolution de la situation budgétaire et l’estimation du solde structurel. Une agence de la dette sera créée afin d’optimaliser la gestion des dettes de la Région.

La taxe dite de redevance télévision sera supprimée dans le cadre d’une réforme fiscale globale et d’économies structurelles permises par une meilleure efficience publique.

Les droits de succession seront réformés afin notamment de favoriser la transmission de l’immeuble familial au conjoint survivant et d’inciter aux investissements dans l’efficience énergétique. Parallèlement, les droits de donations mobilières seront rendus plus attractifs.

Je vous l’ai dit, aucun Gouvernement régional n’avait jamais autant affirmé sa volonté de placer la Wallonie à la pointe de la transition écologique. Je le dis aujourd’hui avec force et conviction : nous souhaitons respecter les objectifs de l’accord de Paris.

Nous devons préserver notre cadre de vie pour un développement durable dans un environnement sain. Notre politique en matière d’environnement-santé doit veiller à lutter contre les menaces qui pèsent sur notre santé. Nous voulons encourager les comportements " éco-responsables ". Nous allons procéder à une refonte des primes énergie et à une harmonisation des tarifs afin d’isoler plus efficacement le bâti. Nous soutiendrons activement l’économie circulaire qui recèle un haut potentiel de création de richesses pour la région.

La Wallonie doit se doter d'une vision énergétique ambitieuse mais réaliste et d'un cadre incitatif stable et apaisé. Par une large refonte normative, nous conclurons une paix éolienne – une " pax eolienica " en vue d’apaiser le secteur et de renforcer l’acceptabilité des riverains et des pouvoirs publics. Un " phasing out " progressif du soutien public (via les certificats verts ou autre soutien) sera amorcé en vue de permettre aux filières matures de pouvoir s'insérer au mieux dans le marché.

Notre ambition environnementale est également la fin du diesel pour le charroi privé dès 2030.

En s’appuyant sur l’expertise du régulateur, le décret et les arrêtés seront modifiés en vue d’établir un cadre de développement approprié des réseaux alternatifs et micro-réseaux, y compris citoyens. Le Gouvernement se concertera avec l'actionnariat communal et provincial pour revoir le paysage actuel des gestionnaires de réseau de distribution wallons et constituer progressivement un gestionnaire de réseau de distribution unique.

En outre et en attendant, les gestionnaires de réseau de distribution feront l'objet d'une réforme de gouvernance en vue notamment de suivre les recommandations de la Commission d'enquête Publifin, du rapport d’audit commandité par le Parlement wallon ainsi que de la proposition de la CWaPE en la matière particulièrement en ce qui concerne l’indépendance financière de l’activité de distribution et l’interdiction de toute forme de subsidiation croisée. Aucun administrateur de GRD ne pourra en même temps être administrateur dans une entreprise de production ou de fourniture d’énergie.

Une mobilité durable constitue aussi un défi majeur pour assurer le développement de notre Région. Un maillage performant permettant de combiner les différents modes de transport renforcera notre attractivité économique et environnementale.

Les aéroports de Liège et de Charleroi constituent, chacun dans leur domaine de spécialisation, des pôles majeurs du développement de l’économie wallonne. La stratégie aérienne wallonne sera renforcée par une vision unifiée et mieux coordonnée. Le programme d’investissement des aéroports régionaux sera mis en oeuvre (notamment l’allongement des pistes).
Voici, mesdames et messieurs, les lignes de force de l’accord que j’ai l’honneur de soumettre à votre vote éclairé.

Vous l’avez compris. Nous devons vraiment changer de cap.

Si nous ne changeons pas radicalement le système de gouvernance, les citoyens se détourneront durablement de la politique. Par ailleurs, les résultats économiques doivent être - et seront - au rendez-vous.

Nous voulons une Wallonie forte. Nous voulons des citoyens autonomes. Nous voulons aller vers plus de liberté et vers plus de prospérité. Notre projet est ambitieux. Notre projet est authentiquement social.

L’heure n’est plus aux demies-mesures. Nous devons surmonter cette crise. Nous allons raviver la confiance. Mais nous ne devrons bien sûr épargner ni notre temps ni nos efforts.

Pour toutes ces raisons, je sollicite la confiance de votre Parlement, avec l’équipe ministérielle qui m’accompagne. Nous avons peu de temps, mais nous sommes déterminés.

Comme le disait l’auteur américain Jackson Brown : " Face à la roche, le ruisseau l’emporte toujours. Non par la force, mais par la persévérance. "

Je vous remercie pour votre attention."


 

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