La crise catalane s'invite dans le débat belge

Theo Francken et Jan Jambon
Theo Francken et Jan Jambon - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La présence de Carles Puidgemont crée des tensions en Belgique. Et le problème, pour le président de Défi, Olivier Maingain, c’est le manque de réserve de la N-VA. "La question est de savoir si des membres du gouvernement, monsieur Francken, et encore plus monsieur Jambon, ont à s’exprimer sur la situation politique de la Catalogne. Ils sont dans l’exercice de leur fonction ministérielle. Ils ne sont pas les porte-parole de leur parti. Quand ils s’expriment, ils engagent toute la Belgique."

Le sénateur N-VA Karl Vanlouwe estime lui que les deux ministres ont le droit de poser des questions "à partir du moment où il y a de la violence et où des ministres sont en prison. où il y a de prisonniers politiques.". Prisonniers politiques vraiment ? "Les qualifier ainsi, c‘est dire qu’il y aurait eu des arrestations arbitraires et ce n’est pas le cas", estime Olivier Maingain. "Les motifs de poursuite ne me semblent pas fondés. Mais il ne faut pas pour autant mettre en doute l’indépendance de la Justice espagnole par rapport à l’exécutif".

Pourquoi Puigdemont a-t-il choisi Bruxelles ?

Selon le sénateur Karl Vanlouwe, Carles Puigdemont est venu de sa propre initiative à Bruxelles. Il n’a pas été invité par le gouvernement fédéral ou par son parti. Il n’y a eu, dit-il, aucune intervention de la N-VA. Mais Olivier Maingain s’interroge sur une coïncidence : "Theo Francken explique la possibilité pour Carles Puigdemont de demander l’asile en Belgique et, dans les jours qui suivent, le Ministre-Président catalan débarque ". Replique de Karl Vanlouwe : Theo Francken a parfaitement le droit d’expliquer le droit d’asile en Belgique. Le président catalan n’a d’ailleurs pas demandé le droit d’asile chez nous. Carles Puigdemont est venu à Bruxelles parce que c’est la capitale de l’Europe. Parce qu’il n’est pas acceptable que la Commission européenne ne réagisse pas. On qualifie le problème entre l’Espagne et la Catalogne de problème interne et on n’intervient pas. Mais quand il y a des problèmes en Hongrie ou en Pologne, là, on est prêt à intervenir", dit Karl Vanlouwe.

Olivier Maingain et Karl Vanlouwe étaient interrogés par Arnaud Ruyssen dans Soir Première.

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