La Cour de cassation ordonne la remise à l'Espagne de "Pepona", une suspecte de l'ETA

La Cour de cassation ordonne la remise à l'Espagne de "Pepona", une suspecte de l'ETA
La Cour de cassation ordonne la remise à l'Espagne de "Pepona", une suspecte de l'ETA - © Peter Dazeley - Getty Images

Maria Natividad Jauregui Espina, soupçonnée du meurtre du lieutenant-colonel Ramón Romeo au cours d'un attentat de l'organisation ETA en 1981, doit être remise à l'Espagne, a décidé mardi la Cour de cassation.

Surnommée "Pepona", elle a été arrêtée en 2013 à Gand sur la base d'un mandat européen émis par l'Espagne en 2004.

La suspecte aurait, selon les autorités espagnoles d'abord été membre du "commando Ixkulin", créé en 1978 et qui a commis deux attentats contre la police espagnole et la Guardia civil. A partir de décembre 1978, elle aurait été membre du "commando Vizcaya", responsable du meurtre de Ramón Romeo.

En 2013, la chambre des mises en accusation de Gand avait refusé de rendre exécutoire le premier mandat d'arrêt européen, craignant que Natividad Jauregui soit victime de violation des droits de l'Homme en Espagne et qu'elle soit torturée. La Cour de cassation s'était prononcée dans le même sens en novembre 2013, permettant la libération de la Basque. La chambre des mises en accusation a encore refusé de rendre ce mandat exécutoire en 2015 et 2016, pour les mêmes raisons, et la Cour de Cassation a estimé une nouvelle fois qu'il n'y avait aucune raison de casser cet arrêt.

La chambre des mises de Gand a cependant décidé le 5 novembre que Jauregui Espina pouvait bien être remise à l'Espagne. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la suspecte mardi. "Il revient au parquet de décider si ma cliente sera remise immédiatement mais la bataille juridique est terminée", a réagi son avocat, Paul Bekaert.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK