La Communauté germanophone est à la fête ce dimanche

La Communauté germanophone dispose d'un Parlement depuis 1973 et d'un Gouvernement depuis 1984
La Communauté germanophone dispose d'un Parlement depuis 1973 et d'un Gouvernement depuis 1984 - © THIERRY ROGE - BELGA

Ce dimanche, ce n’est pas seulement la fête du Roi. C’est aussi celle de la Communauté germanophone. En choisissant cette date, les Germanophones marquent, autant qu’il est possible, leur attachement à la Belgique. Et ils ajoutent volontiers "Belgique fédérale", puisque c’est par la grâce du fédéralisme qu’ils sont devenus une entité politique à part entière, une entité qui se porte bien.

Emploi? Encore mieux que la Flandre!


S’il y a un étalon de bonne santé, c’est bien le taux d’emploi. Et sur ce point, la Communauté germanophone peut donner des leçons à tout le monde: 75% de la population active a du travail, le top du top en Belgique. Constat plutôt gratifiant à l’heure de célébrer sa fête !


Pour le reste, et puisque "tout roule", la Communauté consacre une bonne part de ses efforts à un but précis: continuer à rapatrier, en plus de ses compétences naturelles, les compétences wallonnes qui la concernent. Eupen négocie constamment en ce sens. Oliver Paasch, Ministre-Président, explique: "Nous avons déjà commencé les négociations sur le transfert du logement. C’est la priorité chronologique. Mais il est clair, précise-t-il, que de manière générale, la grande priorité de la Communauté germanophone, après le logement, c’est l’aménagement du territoire." Tout cela relève d'une gestion cohérente, assure-t-il.

Une Europe qui inquiète


Ce 15 novembre, les discours de circonstance reviendront inévitablement sur ces aspects qui font consensus dans la classe politique germanophone.

Mais l’attention sera aussi ailleurs. L’économie florissante de la Communauté germanophone doit beaucoup à sa situation de région transfrontalière. Or l’évolution du sentiment européen y inquiète Oliver Paasch. Il y consacrera ce dimanche le cœur de son discours. "Si je regarde les tendances populistes qui existent partout dans cette région transfrontalière, nous avons un certain nombre de soucis", dit-il.

Réforme de l’État


Circonstances obligent, l’accent sera donc mis sur cet aspect. Mais dans les esprits, une autre question lui disputera sans doute la première place: la 7ème réforme de l’État, à laquelle beaucoup s’attendent, ne va-t-elle pas accélérer le cours de l’histoire pour la Communauté germanophone?
L’essentiel, pour ses dirigeants, est d’abord d’embrasser plus de compétences. C'est pour une gestion plus efficace, disent-ils. Et ils ne revendiquent pas officiellement une Belgique à quatre.


Mais si l’évolution institutionnelle du pays franchissait un pas supplémentaire, ils mettraient toute leur énergie pour conserver leur statut d’entité fédérée sur pied d’égalité avec les autres. "Et cela, ça pourrait conduire la Communauté germanophone vers un statut de Région", conclut Oliver Paasch.

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