La Chambre approuve la loi contre le grooming et la cyberprédation

Le grooming consiste pour un adulte à manoeuvrer pour gagner la confiance d'un enfant et l'amener à poser des actes de nature sexuelles. Un des textes approuvée jeudi vise à inscrire le grooming en ligne dans le Code pénal.

Un autre concerne la cyberprédation et le leurre ou la manipulation d'enfant sur internet à des fins criminelles ou délictueuses.

Selon les propositions, le fait pour un adulte de communiquer avec un enfant sur internet en mentant sur son âge ou sur son identité, pour commettre des délits ou des crimes (agression physique ou sexuelle, recrutement terroriste ou sectaire, enlèvement, etc.), serait passible d'une peine de prison allant jusqu'à cinq ans.

Les textes ont été transmis par le Sénat. Ils ont été initiés par le sénateur Gérard Deprez (MR). Le dispositif s'inspire, en partie, du modèle canadien qui, depuis 2002, a inscrit dans son code criminel de nouvelles infractions relatives au leurre de mineurs sur internet à des fins criminelles ou délictueuses.

"En vertu de cette nouvelle modification législative, les services de police canadiens ont pu commencer à recueillir et à déclarer des affaires de leurre d'enfants et ont également pu être très actives, et mêmes proactives, dans ce domaine, en menant de nombreuses infiltrations sur internet", a souligné M. Deprez dans un communiqué.

 


Belga

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