La Belgique va accueillir 18 mineurs non accompagnés issus des camps grecs

La Belgique va accueillir 18 mineurs non accompagnés issus des camps grecs
La Belgique va accueillir 18 mineurs non accompagnés issus des camps grecs - © KURT DESPLENTER - BELGA

La Belgique va accueillir 18 mineurs non accompagnés issus des camps grecs, annonce vendredi le cabinet de la ministre en charge de l'Asile et de la Migration Maggie De Block (Open Vld). "Notre pays répond, par cette reprise unique, à une demande de la Grèce, alors qu'elle est sous pression à la frontière extérieure de l'Union européenne. Cette solidarité doit cependant aller de pair avec davantage de responsabilité et une répartition équitable des charges entre tous les états membres de l'Union européenne", ajoute la ministre.

Ces dix-huit mineurs non accompagnés très vulnérables vivent en ce moment dans des conditions extrêmement précaires en Grèce. Fedasil, le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) et l'Office des étrangers "mettent tout en œuvre pour faire rapidement venir ces jeunes dans notre pays", assure le cabinet.

40.000 migrants

Les camps grecs accueillent actuellement plus de 40.000 migrants, alors qu'ils n'ont officiellement de place que pour 7.000. Près d'un tiers sont mineurs d'âge, selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR).

La Commission européenne s'efforçait depuis plusieurs semaines de convaincre un maximum d'États membres de participer à son plan pour la relocalisation de 1.600 enfants non accompagnés arrivés dans les camps des îles grecques.

Une dizaine de pays sont associés aux discussions. La Commission avait assuré début avril que la Belgique faisait partie des pays intéressés, mais le cabinet de Maggie De Block avait relativisé en affirmant que le pays ne s'était pas engagé.

Entre-temps, 59 enfants ont déjà été pris en charge en Allemagne et au Luxembourg, tandis que le Portugal s'apprête à en accueillir 50 autres, avait indiqué la commissaire européenne Ylva Johansson la semaine dernière.

Mercredi, la commission des Relations extérieures de la Chambre a appelé le gouvernement belge à accueillir ces mineurs d'âge non-accompagnés via une résolution adoptée à l'unanimité des partis représentés dans cette commission (PS, MR, Ecolo-Groen, PTB, CD&V, Open Vld et sp.a) moins l'opposition de la N-VA et du Vlaams Belang.

"Solidaire" avec la Grèce

Deux jours plus tard, le gouvernement fédéral donne donc le feu vert à cet accueil. "Nous comprenons très bien ce que la Grèce vit, et nous voulons être solidaire avec elle. Nous faisons dès lors un effort supplémentaire, malgré la crise du coronavirus et la saturation de notre réseau d'accueil", commente Maggie De Block. "Mais de telles solutions ne sont pas durables. Nous avons besoin d'une solution structurelle au niveau européen."

L'exécution pratique de l'engagement belge se déroulera en concertation avec la Commission européenne et la Grèce. L'aspect logistique est pris en charge par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui réalisera également un premier contrôle médical.

À leur arrivée, les dix-huit mineurs non accompagnés seront d'abord accueillis dans un centre d'observation et d'orientation de Fedasil. Un accompagnement médical et psychologique aura lieu. Ils seront accueillis plus tard dans des places libres, cofinancées par Fedasil, au sein de l'aide à la jeunesse. C'est pourquoi une concertation a aussi eu lieu avec les communautés.

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