La Belgique rend hommage aux para commandos tués au Rwanda

La Défense et le Roi rendent hommage aux 252 soldats belges morts en opération depuis 1945, notamment les 10 para commandos tués il y a 25 ans, le 7 avril 1994, au premier jour du génocide des Tutsis au Rwanda. La Cérémonie a lieu au pied du monument au Soldat inconnu à Bruxelles.

Le Roi Philippe est arrivé à 11h. Il a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu. Les noms des 252 militaires belges disparus ont été lus un à un: une centaine sont décédés en Corée, les autres dans les Balkans, en Afghanistan, au Rwanda,... Le dernier, c'était en 2015 dans un attentat au Mali.

Le Roi a ensuite ravivé la flamme du Soldat inconnu, a signé le livre d'or et puis salué les familles. Parmi les invités et le public: des des vétérans, des détachements militaires, notamment du 2eme bataillon des paras de Flawinne et surtout, des familles de victimes. "Le 7 avril, c'est marqué au fer rouge dans nos mémoire" raconte la sœur d'un para commando belge tué au Rwanda. "Quand j'ai appris la manière dont ça s'est passé se souvient le frère d'un para présent à la cérémonie ce dimanche, la rage est sortie. Aujourd'hui encore j'ai cette rage au corps, parce qu'il n'ont pas été soutenus par leurs autorités directes".

En tout, entre 200 et 300 personnes ont assisté à cette cérémonie. Elle a durée une grosse demi-heure.

Cérémonie d'hommage aux victimes rwandaises 

Une autre cérémonie a lieu ce dimanche matin, au mémorial des Tutsis à Woluwe-St-Pierre. L’ambassade du Rwanda y rend hommage aux victimes rwandaises. Ils sont plusieurs centaines réunis dans l'émotion, familles et proches des victimes, rescapés,... Lydie, notamment, a raconté son histoire au public présent. Elle avait 16 ans en 1994. "J'étais avec mes parents, je les ai vu se faire assassiner. J'ai dû me cacher. Aujourd'hui, je ressens toujours ce qu'il s'est passé, je le ressens à l’intérieur, la douleur. Mais on essaye d'avance, la vie est faite pour ça."

Pour cette autre rescapée, c'est fondamental de continuer de se souvenir: "Ça me donne de l’espoir qu'on en parle encore après 25 ans. C'est très important. Il ne faudrait pas que les générations suivantes qui n'ont pas été touchées oublient". Justement, même ceux qui n'étaient pas encore nés en 1994, sont présents à Woluwe. Cynthia, par exemple, elle a 23 ans: "Ça aurait pu être moi si j'étais née au mauvais moment au mauvais endroit. C'est important de transmettre cette mémoire, même aux futures générations, mêmes à mes futurs enfants je le ferai, parce que c'est quand on oublie que les choses recommencent".

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