La Belgique pourrait développer l'éolien maritime chez ses voisins

A l’avenir, les côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique pourraient ressembler à cela.
A l’avenir, les côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique pourraient ressembler à cela. - © PAUL ELLIS - BELGAIMAGE

Ses deux dernières semaines, le gouvernement fédéral a pris deux décisions importantes en matière d'énergie. D’une part la prolongation pour dix ans de la vie des unités nucléaires de Doel1 et Doel2. Et ensuite la confirmation du projet de cinq parcs d'éoliennes en Mer du Nord. 10% de la consommation belge serait alors assurés par cette énergie renouvelable. Ces cinq parcs doivent s'ajouter d'ici à 2020 aux trois déjà en activité dans les eaux territoriales belges. Et pourquoi ne pas en implanter en France et en Allemagne?

Les coûts sont deux fois et demi plus élevés en mer (l'off-shore) que sur terre (l'on-shore), mais le rendement y est supérieur. Il est question de cinq parcs supplémentaires. Car la zone belge est évidemment limitée pour en accueillir d'autres. L'étude d'un dernier parc est en cours. Par la suite, si l'éolien en mer continuait à séduire, la Belgique devrait quitter ses eaux territoriales. C’est ce qu’explique Bruno Claessens, "facilitateur éolien" pour la région wallonne : "Les parc éoliens qui alimenteraient la Belgique pourraient être installés dans d’autres zones territoriales que la Belgique. Par exemple dans les eaux françaises ou anglaises, moyennant paiement de redevances à ces pays."

L’éolien en retard en Wallonie

La question du transport se poserait alors, comme elle se pose sur terre dans certaines zones où le réseau est insuffisant. Plutôt que de le renforcer à coup de grands travaux, l'idée est désormais de jouer sur l'offre et la demande d'électricité. "Si l’offre est abondante, on peut proposer aux opérateurs éoliens d’interrompre la fourniture d’électricité pendant certaines heures en échange d’un compensation financière."

L'éolien terrestre est en tout cas en retard en Wallonie, notamment du fait de nombreux recours au Conseil d'Etat.

Dominique Delhalle

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