La Belgique ne fera pas venir de demandeurs d’asile depuis l’Italie

Face au dernier appel de l’Italie à répartir dans l’UE la gestion des migrants arrivés sur ses côtes, le secrétaire d’Etat Sammy Mahdi a affirmé jeudi qu’une "relocalisation ad hoc" de migrants vers la Belgique ne serait "pas la bonne approche".

La relocalisation est un mécanisme européen qui vise à sélectionner des demandeurs d’asile ayant un “besoin manifeste de protection internationale” dans les pays situés “en première ligne” des frontières de l’Union européenne (comme la Grèce et l’Italie) et à les transférer vers d’autres États membres, selon différents critères. Une fois “relocalisés”, ces demandeurs pourront y poursuivre leur demande de protection internationale et y être accueillis.

Des réfugiés oui, pas des demandeurs d’asile

Pour une solution pérenne, il faut un "screening clair aux frontières extérieures", pour éviter l’afflux de personnes ne remplissant pas les conditions d’une protection internationale, a indiqué son cabinet. Il faut également "un mécanisme de solidarité organisé" tel que celui que projette le "Pacte sur la migration et l’asile" de la commissaire européenne Ylva Johansson, ajoute le communiqué.

Actuellement, cette proposition de "pacte" coincé dans les tractations entre Etats membres de l’UE, même s’il y a eu en revanche un accord pour créer une nouvelle agence de l’UE pour l’asile. Cette récente nouvelle avait d’ailleurs été saluée avec enthousiasme par le secrétaire d’Etat. La nouvelle agence devrait entre autres jouer un rôle dans l’identification de situations de crise aiguë au niveau de l’accueil, a souligné le cabinet de M. Mahdi (CD&V).

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