La Belgique en alerte rouge : une première ? Explications d’un phénomène exceptionnel

La Belgique fait face à une vague de chaleur. Des températures de plus de 35 degrés pendant plusieurs jours de suite. Chaleur, nuits étouffantes, déshydratation potentielle et régime salé, on vous dit tout sur la deuxième alerte rouge de l’histoire de notre pays.

Que signifie l’alerte rouge ?

Cela veut dire que nous vivons un phénomène dangereux d’une intensité exceptionnelle. Pour déclencher une alerte rouge, il faut une condition : connaître au moins trois jours consécutifs à une température moyenne de 35 degrés par jour. Selon Fabian De Bal, prévisionniste et responsable du bureau du temps à l’IRM (Institut Royal Météorologique) : " C’est donc bien l’intensité de la chaleur et la durée qui rentrent en compte pour décider d’une alerte rouge. Ces conditions évoluent avec les années et nos expériences. Ainsi, l’année dernière, les températures minimales rentraient aussi en compte pour le déclenchement de cette alerte rouge. Ce n’est plus le cas cette année. Autre différence : lors de la canicule de 2019, l’IRM déclenchait cette alerte en coordination directe avec la cellule interrégionale de l’environnement. Aujourd’hui, même si la collaboration perdure entre nous, les alertes rouges sont uniquement déclenchées par l’IRM. "

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Les chaleurs intenses de ces prochains jours vont encore aggraver la sécheresse en Belgique. © Belga

Une vague de chaleur historique

Clairement, cette canicule s’inscrit, d’ores et déjà, dans l’histoire du pays. La dernière fois, c’était il y a pratiquement un an jour pour jour, en juillet 2019. Là, c’est le caractère intense de la vague de chaleur qui avait primé. A l’époque, la Belgique avait enregistré un record absolu de température : 39,7°C à la station de référence de l’IRM à Uccle. C’est trois degrés de plus que le précédent record qui datait de 1947. C’est donc la deuxième fois depuis le début des alertes météo que l’IRM déclenche le code rouge. " Aujourd’hui, par contre, c’est bien la durée de la vague de chaleur qui inquiète ", poursuit Fabian De Bal. " Mais dans les deux cas, les chaleurs sont extrêmes, donc difficiles à supporter. Les organismes n’ont pas le temps de récupérer car les nuits sont aussi particulièrement chaudes. Les deux canicules sont donc éprouvantes pour la santé des Belges ".

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L’alerte rouge est déclenchée par l’IRM pour la deuxième fois en Belgique. © Keywall

A quoi sert un tel niveau d’alerte ?

Les alertes météos ont été créées en 2005 suite à la canicule de 2003 qui avait fait plus de 1000 morts en Belgique. Elles ont pour objectif de prévenir la population, les communes, les provinces ou encore les CPAS pour que tout le monde puisse se préparer et mobiliser plus de personnel. Pas plus tard qu’hier soir, la gouverneure de la province a suspendu le couvre-feu suite à l’annonce de l’alerte rouge. Avec un objectif : que la population tente de se rafraîchir le matin très tôt et le soir très tard.   

Conseils, trucs et astuces

Dans ces situations extrêmes, l’IRM recommande vivement de boire beaucoup, de veiller à maintenir un bon " régime salé ", de se reposer le plus possible et de séjourner dans un local rafraîchi. En cas de déshydratation, pensez à utiliser des lingettes humides. Évitez au maximum le rayonnement solaire direct. Pensez également à prendre des nouvelles de vos proches les plus vulnérables.   

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