La Belgique de l'Est souffle ses 100 bougies

La Communauté germanophone - "Belgique de l'Est" comme elle se fait appeler depuis deux ans - fête ce vendredi son centième anniversaire.

L'événement a été célébré jeudi soir lors d'une séance académique au Sénat, en présence de nombreuses personnalités telles que la Première ministre Sophie Wilmès, les ministres-présidents des entités fédérées, plusieurs ministres et présidents de parlements, ainsi que le ministre-président du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, limitrophe des "cantons de l'Est".

Le chef du gouvernement germanophone, Oliver Paasch, a rappelé l'attachement des germanophones de Belgique tant à leur autonomie qu'à la Belgique elle-même.

Le territoire a pris forme le 10 janvier 1920 avec l'entrée en vigueur du traité de Versailles, à la suite de la Première guerre mondiale. Les cantons d'Eupen, Saint-Vith et Malmedy devenaient ainsi belges en dédommagement des destructions infligées par l'armée allemande. Cette date est désormais considérée comme l'acte de naissance de la future Communauté germanophone de Belgique, qui compte aujourd'hui neuf communes et 77.000 habitants.

Il faudra toutefois attendre la première réforme de l'État, en 1970, pour que la "Communauté culturelle allemande" voie le jour en tant qu'institution. Elle engrangera ensuite de plus en plus de compétences au gré des réformes ultérieures, jusqu'à devenir une "super-Communauté", ou "Communauté-Région", a souligné la présidente du Sénat Sabine Laruelle. Ces vingt dernières années, l'entité a en effet repris à la Wallonie toute une série de compétences en matière d'emploi, de logement, d'agriculture, de voiries ou encore la tutelle des communes.

Une telle évolution n'allait pas de soi historiquement parlant, a souligné le président du parlement germanophone, Karl-Heinz Lambertz.

Afin d'éviter toute confusion au niveau international, la Communauté germanophone a décidé en 2017 de se faire appeler Belgique de l'Est. Mais la Constitution n'ayant pas été modifiée en ce sens, ce nom n'est pas institutionnalisé, comme c'est le cas pour la Communauté française qui se fait appeler Fédération Wallonie-Bruxelles.

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